Pour le premier cas, il s’agit de deux présumés voleurs qui seraient membres d’un groupe des criminels non identifié. Selon certains témoignages, ils auraient été arrêtés séparément, l’un du côté de Momo, l’autre près de la paroisse protestante CEC. Ils ont été brûlés ensemble.
« Ils avaient des machettes et menaçaient les habitants. Mais grâce à notre vigilance, nous avons pu en arrêter deux », raconte un habitant.
Un autre témoin affirme que le quartier vivait dans la peur depuis plusieurs jours. « Nous ne dormions plus en paix à cause de ces bandits qui terrorisaient tout le monde. Même si c’est de la justice populaire, ils ont eu ce qu’ils méritaient », ajoute-t-il.
Cependant, la troisième personne a été brulée près de l’hôpital Kiamvu. Selon des personnes contactées, la victime ne serait pas un voleur. La population l’aurait confondu avec une autre personne.
Les cas de justice populaire deviennent de plus en plus fréquents à Matadi. Malgré les appels répétés des autorités à laisser la justice suivre son cours, de nombreux citoyens continuent de se faire justice eux-mêmes.
Ce nouvel épisode reflète un profond malaise au sein de la population. La méfiance envers les institutions judiciaires, souvent jugées inefficaces, pousse de plus en plus de personnes à devenir juges et bourreaux à la place de l’État.




