Radio

Boma : un présumé voleur brûlé vif par la population dans la commune de Kabondo

Un acte de justice populaire a eu lieu dans la nuit du 15 au 16 août sur l'avenue du 20-Mai, au quartier Guzzi, dans la commune de Kabondo. L'événement survient après une série de vols à main armée signalés dans cette partie de la ville.

Il s’agit d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, présenté comme un présumé voleur qui a été intercepté par des habitants en colère. Il a d’abord été lynché, puis brûlé vif.

Selon les habitants, aucun vol n’a été signalé dans les environs de l’endroit où il a été appréhendé. Ce qui laisse supposer qu’il aurait commis son forfait ailleurs. C’est ce qu’a indiqué le chef de cellule, qui a par ailleurs appelé les jeunes de son quartier à éviter de telles pratiques, car elles constituent une infraction punissable par la loi.

« Certains jeunes travaillent dur pour gagner leur vie, mais ces voleurs choisissent la facilité en semant l’insécurité. Il n’est plus question de les amener à la police où ils sont libérés après paiement d’amendes. Nous en avons marre », a déclaré une habitante.

Informée du drame, la bourgmestre de Kabondo, Fifi Muendo, s’est rendue sur les lieux pour constater les faits. Elle a exhorté la population à collaborer avec la police et dénoncer tout mouvement suspect, au lieu de recourir à la justice populaire. Elle a également annoncé que le corps serait évacué vers la morgue.

Il est important de rappeler que ce cas de justice populaire est le premier enregistré depuis l’interdiction des groupes d’autodéfense dans les quartiers, une mesure prise lors d’un Conseil provincial de sécurité présidé à Boma par le gouverneur, en réponse à la recrudescence de l’insécurité dans la ville.

Josué Taty

Articles similaires

Boma : la mise en demeure pour la “démolition volontaire” des constructions anarchiques sur le boulevard JKK expire ce 15 janvier

La mise en demeure adressée aux occupants ayant érigé de manière anarchique des hangars, kiosques et autres constructions sur l’emprise de l’État, le long du boulevard Joseph Kabila Kabange (JKK) à Boma, touche à sa fin. Les concernés, situés à partir du pont-ville, ont jusqu'au milieu de ce mois de janvier pour procéder à la démolition volontaire de leurs installations respectives.

Boma : cri de détresse à la cellule Niongo Nsuami face à la pénurie d’eau et à l’insécurité

Les habitants de la cellule Niongo Nsuami, située dans le quartier Tsikapa, commune de Kalamu, à Boma, traversent une période critique. Entre pénurie d’eau potable, coupures d’électricité prolongées et le risque d'une insécurité, la population appelle les autorités de la province du Kongo Central à agir de toute urgence.

Deux morts dans un accident de circulation au village Kiza Sanzi, secteur de Boma Bungu

Une femme et un petit enfant d'environ trois ans, ont trouvé la mort dans un accident de circulation survenu le dimanche 11 janvier 2026 vers 15 heures sur la RN1, dans son axe compris entre la cité de Kinzau-Mvuete et la ville de Boma, à la hauteur du village Kiza Sanzi, secteur de Boma Mboma Bungu dans le territoire de Muanda.

Tragédie routière à Matadi : le maire Dominique Nkodia Mbete dresse un bilan douloureux de 7 morts

La ville de Matadi est en deuil. L’accident de la circulation survenu le vendredi 9 janvier dernier a coûté la vie à sept personnes. Le maire Dominique Nkodia Mbete, s'est exprimé pour faire le point sur la situation et présenter ses condoléances aux familles éprouvées.

Matadi : une défaillance technique d’un véhicule fauche six vies près du pont Mpozo (Bilan provisoire)

Un accident de circulation s'est produit ce vendredi 9 janvier, en fin d'après-midi, à l'entrée de la ville de Matadi, dans la province du Kongo Central. Le bilan provisoire, déjà lourd, fait état de six morts, plusieurs blessés graves et d'importants dégâts matériels.

Kinzau-Mvuete : lutte contre l’insécurité, les jeunes se prennent en charge

Face à l’insécurité galopante qui gangrène la cité de Kinzau-Mvuete, territoire de Seke-Banza, les jeunes des quartiers s’organisent en groupes d’autodéfense nocturnes pour suppléer les forces de l’ordre débordées. Vols, agressions et vandalisme se multiplient, malgré les efforts des autorités.