La Première Ministre Judith Suminwa a d’abord rappelé l’engagement du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, à garantir la stabilité et le bon fonctionnement des institutions provinciales. Elle a exhorté les grands électeurs à ne pas faire du contrôle parlementaire un instrument de règlement de comptes, particulièrement dans un contexte où le pays fait face à des attaques dans sa partie Est.
Mateus Kanga, Président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo et porte-parole de la délégation, a expliqué que la discussion avait principalement porté sur les causes profondes de l’instabilité au sein des nouvelles institutions provinciales.
« Nous avons demandé à Son Excellence Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, de ne pas se limiter aux communications déjà faites. Il s’agit désormais de réfléchir aux origines de cette instabilité, d’analyser froidement la situation, d’en identifier les causes et d’établir un diagnostic approprié, en vue de proposer une thérapie adaptée », a-t-il déclaré, soulignant le risque de ne traiter que les symptômes sans s’attaquer aux racines du problème.
Dans la même lancée, le porte-parole a rappelé que les assemblées doivent poursuivre l’exercice de leur rôle de contrôle. Toutefois, il a souligné que celui-ci ne devrait pas servir de prétexte à des règlements de comptes et doit s’exercer avec discernement, dans le respect des procédures établies et des normes en vigueur, surtout dans le contexte de tension et de guerre que traverse actuellement le pays dans certaines provinces.
Face aux fortes tensions qui marquent les institutions provinciales, la Première Ministre a invité les acteurs politiques à faire preuve de retenue et de responsabilité. Elle a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux des investissements publics au niveau local, une tâche qui doit être menée en synergie entre les députés provinciaux, l’Inspection générale des finances (IGF), la Cour des comptes et les autres organes de contrôle.
De son côté, la délégation a exprimé ses inquiétudes quant aux arriérés de salaires accumulés, estimés à environ sept mois, et a sollicité l’appui du gouvernement central pour y remédier. En réponse, la Première Ministre aurait assuré qu’une solution rapide sera envisagée afin de répondre à cette préoccupation jugée importante pour le bon fonctionnement des institutions provinciales et le bien-être des citoyens.





