Après des échanges portant sur le statu quo et les promesses du gouvernement provincial, la répartition des frais scolaires au secondaire, la situation des nouvelles unités ainsi que les engagements du gouvernement national consécutifs à la décision de l’Assemblée de Kinshasa du 29 novembre 2025, les enseignants de la ville portuaire ont annoncé qu’ils mèneront des actions de grande envergure si le gouvernement provincial ne trouve pas de solutions à leurs revendications.
« Nous, enseignants de la ville de Matadi, membres des syndicats de la Synergie des syndicats des enseignants de la République démocratique du Congo, province du Kongo Central, réunis en assemblée générale, après avoir examiné les points traités, dégageons les constats suivants concernant la prime provinciale d’appui à la gratuité voulue par le Chef de l’État. Les enseignants ont décelé la mauvaise volonté du gouvernement provincial de s’acquitter de ce devoir, au regard de l’engagement pris volontairement. Pourtant, le montant dû au titre de cette prime est mis à sa disposition chaque mois par l’autorité budgétaire, qui est l’Assemblée provinciale », ont-ils déclaré.
Dans le même ordre d’idées, ils ont également déploré le retard de huit mois accumulé dans le paiement de ladite prime. Quant à la répartition jugée injuste des frais scolaires perçus au secondaire, ils affirment, au nom de la Synergie, que cette manière de fonctionner ne permet pas de valoriser la qualité de l’enseignement prônée par le gouvernement de la République. Ils demandent ainsi au gouvernement provincial de respecter ses engagements et de réaliser ses promesses en payant l’argent destiné aux enseignants, mis à sa disposition par l’autorité budgétaire, et à cette dernière de contrôler la traçabilité de cette masse d’argent versée depuis le mois de mars mais qui n’est toujours pas arrivée aux enseignants des écoles primaires publiques.
« Cette injustice prouve que la valeur et la qualité de l’enseignement sont sabotées en laissant l’enseignant dans la précarité, alors qu’il est celui qui doit créer cette qualité voulue par les autorités. D’une part. D’autre part, les nouvelles unités, qui devraient être les premiers bénéficiaires de cet argent, reçoivent un pourcentage très négligeable ; elles ne s’y retrouvent pas, surtout celles de l’arrière-province et des écoles périphériques de la ville de Matadi. Pendant ce temps, les parents qui ne sont que des partenaires et les syndicats, qui devraient défendre leurs syndiqués, à savoir les enseignants, se retrouvent parmi les grands bénéficiaires de cette répartition, sans aucune recevabilité », ont-ils ajouté.
Ces enseignants ont également demandé au ministre provincial de l’éducation ainsi qu’au comité provincial de l’Éducation de prendre en compte leurs cris d’alarme, en général, et ceux des nouvelles unités, en particulier, pour le deuxième trimestre. Ils recommandent la suppression des parts des associations des parents et des syndicats, ainsi que la réduction de toutes les autres parts pouvant interférer dans cette affaire.




