L’approvisionnement en eau est devenu un défi quotidien. Pour atteindre les points de distribution de la REGIDESO, les résidents doivent parcourir de longues distances, une corvée qui impacte lourdement leur emploi du temps.
« Nous passons des journées entières sans eau. Pour en trouver, il faut marcher très loin, vers Kitsamuna ou vers le campus de l’UKV, parfois au détriment de nos activités professionnelles et ménagères », confie une habitante.
À la crise hydrique s’ajoute une desserte en électricité quasi inexistante. Depuis plusieurs semaines, les ménages sont plongés dans l’obscurité. Cette situation ne nuit pas seulement au confort domestique ; elle asphyxie également le petit commerce.
Les petites activités génératrices de revenus, dépendantes du froid ou de l’énergie, sont à l’arrêt. De plus, les élèves peinent à réviser leurs leçons une fois la nuit tombée, compromettant leur réussite scolaire.
L’enclavement de la cellule, combiné à l’absence d’éclairage public, risquerais de favoriser la montée du banditisme. Les habitants se sentent vulnérables dès la tombée de la nuit et réclament un renforcement de la présence policière.
« Nous demandons simplement à être sécurisés comme les autres quartiers. La police doit organiser des patrouilles régulières pour protéger les personnes et leurs biens », poursuit la même source.
La population de ce coin sollicite une action concertée des autorités urbaines et provinciales afin de trouver des solutions durables à ces problèmes chroniques.




