Organisée par le Ministère de la Communication et Médias, cette journée a constitué un moment de recueillement et de réflexion collective en hommage aux victimes de cette guerre. Elle a également servi de cadre pour une analyse approfondie des multiples dimensions du conflit à travers plusieurs panels thématiques.
Au cours de cette cérémonie commémorative, une série de panels a été animée autour de quatre thématiques majeures : le drame humanitaire, les enjeux économiques, la justice pour les victimes et la restauration de l’intégrité territoriale. Ces échanges, auxquels la Cheffe du Gouvernement a également pris part, ont mis en lumière la complexité de la crise sécuritaire et la nécessité d’une réponse globale, cohérente et durable.
Trois membres du Gouvernement sont intervenus dans lesdits panels, à savoir : le Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, et Julien Paluku, Ministre du Commerce extérieur.
Prenant la parole pour la clôture des travaux, la Cheffe du Gouvernement a salué la résilience du peuple congolais et réaffirmé sa détermination à faire face à l’agression. « En honorant la mémoire de nos morts, nous affirmons surtout notre détermination à rester debout, comme au premier jour de cette guerre, pour la défense de notre patrie. Cette détermination s’inscrit dans l’engagement constant impulsé par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État et Commandant suprême des Forces armées, qui assume, avec fermeté et responsabilité, la conduite de la Nation dans cette épreuve historique », a déclaré Judith Suminwa.
Une guerre « planifiée » et une intention de prédation dénoncée
La Première Ministre a également dénoncé ce qu’elle a qualifié de stratégie délibérée menée par le Rwanda et ses supplétifs, visant l’occupation d’une partie du territoire congolais et l’exploitation de ses ressources. « La guerre que traverse notre pays n’est pas accidentelle. Elle procède d’une stratégie pensée et planifiée, menée par le Rwanda et ses supplétifs, dans le dessein d’occuper une partie de notre territoire et de poursuivre une entreprise de prédation. Cette guerre vise le sol et le sous-sol de la République, mais elle vise surtout les vies, les foyers, les équilibres sociaux et l’avenir même de notre Nation », a-t-elle martelé.
À travers cette Journée de mémoire, le Gouvernement a réitéré ses engagements fondamentaux, notamment la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, le soutien aux Forces armées de la République, la protection de toute la population sans distinction, la lutte contre l’impunité et la quête d’une paix juste et durable.
De son côté, le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a insisté sur la nécessité de placer la justice et la reconnaissance des victimes au cœur du processus de paix. « Il ne peut y avoir de paix durable fondée sur le silence, l’oubli ou la négation des souffrances. La reconnaissance des préjudices subis, la prise en compte des victimes et l’établissement des responsabilités constituent les conditions essentielles de toute stabilisation véritable », a-t-il souligné.
La Journée de mémoire s’est articulée autour de trois moments forts : une exposition photographique retraçant les atrocités vécues par les populations, des panels thématiques illustrant la réponse du Gouvernement et un moment de recueillement en hommage aux victimes.






Les échanges ont répondu à une même exigence de rigueur et de profondeur, traduisant la volonté des autorités congolaises de traiter la guerre dans toutes ses dimensions, sans simplification ni cloisonnement, afin de construire les bases d’une paix fondée sur la vérité, la justice et la dignité humaine.
Cette activité a par ailleurs connu la participation de plusieurs autres membres du Gouvernement, dont la Ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe, et la Ministre du Genre, Famille et Enfants, Micheline Ombae. Ont également pris part à cette cérémonie des représentants de la MONUSCO, de l’Union européenne, de la société civile et de nombreux diplomates en poste à Kinshasa.




