Si les indicateurs de la DGDA Kongo Central ont connu des zones de turbulences en 2021 et 2022, avec des taux de réalisation respectifs de 90,01 % et 78,06 %, le vent a tourné dès le retour aux affaires d’Alain Tenday Lupumba. Expert reconnu, auteur d’ouvrages de référence sur les systèmes douaniers et le dédouanement, le Directeur Provincial a injecté une dose de rigueur technique qui s’est immédiatement traduite dans les chiffres. L’année 2023 a marqué une rupture nette, se clôturant sur un succès éclatant de 104,72 % de taux d’exécution. Les recettes nivelées ont ainsi atteint 989,9 milliards de FC, dépassant largement les assignations de 945,3 milliards de FC.
Loin d’être un simple feu de paille, cette dynamique s’est ancrée dans la durée. En 2024, la performance est restée au-dessus de la barre symbolique des 100 %, avec un taux de 104,53 %, mobilisant une somme colossale de plus de 1 264 milliards de FC. Toutefois, même face à des objectifs de plus en plus ambitieux fixés par le gouvernement, la direction provinciale a su maintenir le cap. Pour l’exercice 2025, qui vient de s’achever, la DGDA Kongo Central a mobilisé 1 172 milliards de FC (soit 91,85 % de réalisation notamment à cause des dépenses fiscales liées aux produits de première nécessité).
Sur l’ensemble du cycle 2023-2025, le bilan présente une moyenne de 99,87 %, pour (2023-2025) contre seulement 83,42 % sur la période précédente (2020-2022).
La fin du phénomène « douaniers-déclarants »
Au regard des chiffres, il faut comprendre que depuis son retour, Alain Tenday Lupumba a transformé la province portuaire en un véritable moteur de croissance pour le Trésor public. Il s’est appuyé sur sa double casquette de gestionnaire et d’auteur de référence pour instaurer une culture du résultat qui a permis de briser le « plafond de verre » des recettes.
Le pilier central de cette réussite réside dans une lutte acharnée contre les conflits d’intérêts qui gangrénaient autrefois la chaîne de dédouanement. Alain Tenday a imposé une séparation étanche entre le rôle de l’agent douanier et celui du déclarant, afin d’éradiquer le phénomène préjudiciable du « douanier-déclarant ». En neutralisant ces réseaux hybrides qui favorisaient le coulage des recettes et les arrangements occultes, il a restauré l’autorité de l’État et garanti que chaque transaction soit traitée avec une neutralité absolue, conformément aux procédures légales qu’il a lui-même théorisées.
Au-delà de l’assainissement éthique, la stratégie de gestion repose sur une modernisation des contrôles. En privilégiant l’intelligence douanière et le contrôle a posteriori plutôt que les blocages systématiques aux frontières, Alain Tenday a réussi le pari de fluidifier le commerce extérieur tout en sécurisant les finances publiques. Ce modèle de gestion, qui allie rigueur technique et éthique professionnelle, confirme la province comme le rempart économique incontournable de la République Démocratique du Congo.
Alors que le Kongo Central demeure le principal point d’entrée des marchandises en RDC grâce à ses infrastructures maritimes, l’efficacité de sa douane est vitale pour le budget national. Sous l’ère Alain Tenday, la direction provinciale ne se contente plus de suivre le mouvement ; elle s’impose comme un modèle de gouvernance financière, parfaitement aligné sur la vision de maximisation des recettes prônée par les autorités nationales.




