Contrairement aux allégations qui ont inondé les réseaux sociaux ces derniers jours, Modero Nsimba n’a pas pris le chemin de la rébellion. Des sources concordantes et des faits vérifiés confirment que l’ancien membre du gouvernement se trouve en réalité en Suisse. Il y séjourne notamment pour répondre à une invitation de l’Union Interparlementaire (UIP), une organisation mondiale dont il suit les activités de près.
Pour couper court à la désinformation, l’intéressé a diffusé une vidéo authentifiée, enregistrée le 27 janvier 2026. Dans cette séquence, il réaffirme avec force son attachement à la République Démocratique du Congo et balaie toute accusation de collusion avec les mouvements rebelles. « Je ne trahirai jamais ma patrie. Nous n’avons pas d’autre pays que celui que le Seigneur nous a donné ; c’est la République Démocratique du Congo. Nous l’aimons et nous prônons surtout la paix. Nous compatissons avec nos compatriotes de l’Est, et nous en parlerons plus longuement dans les jours à venir », a-t-il fait savoir.
Contacté par Kongo Média depuis la Suisse, Modero Nsimba a rappelé que son dossier judiciaire est toujours en cours de traitement devant les instances compétentes. « Je suis encore en justice avec la Cour constitutionnelle concernant les exceptions soulevées par mes avocats sur mon dossier au Parquet près la Cour de cassation. J’ai obtenu une autorisation pour des soins à l’étranger et je profite aussi du temps avec ma famille », a-t-il précisé. Cette mise au point souligne que son absence du pays est légale.
Malgré la distance, l’ancien élu de Muanda reste engagé dans ses actions sociales au Kongo Central. « On peut travailler pour son peuple même à distance. Mes écoles sont toujours gratuites dans le secteur de Boma Bungu, précisément à Kidima. De plus, le centre médical en construction sur l’axe Boma-Matadi, au village Mawu, sera bientôt inauguré », a-t-il déclaré pour rassurer sa base électorale.
Toutefois, il a promis de reprendre ses activités politiques de manière officielle très prochainement. « Mon retour en activité se fera de manière solennelle », a-t-il conclu. Pour l’heure, l’homme politique reste concentré sur son rétablissement et ses échanges avec les partenaires parlementaires internationaux, loin des bruits de sédition armée qui lui étaient prêtés




