Le soulagement est peut-être proche pour les internautes congolais. Après plusieurs semaines de navigation au ralenti et de coupures sporadiques, le régulateur national passe à l’offensive technique. Sous l’impulsion de son président, Christian Katende, l’ARPTC a programmé pour ce mardi 3 février 2026 une intervention sur les infrastructures du West Africa Cable System (WACS).
L’opération, qui se concentrera sur les stations d’atterrage de Muanda (RDC) et de Pointe-Noire (République du Congo), a pour objectif d’identifier précisément les causes des défaillances observées sur ce tronçon stratégique de la fibre optique ouest-africaine.
Si ces travaux sont porteurs d’espoir pour un rétablissement définitif du service, le régulateur avertit : « Ces opérations pourraient entraîner de nouvelles perturbations temporaires ». L’objectif est de diagnostiquer les segments endommagés pour garantir, à terme, une stabilité durable de la bande passante internationale.
Consciente des enjeux économiques et sociaux, l’ARPTC assure que les opérateurs de télécommunications (Vodacom, Orange, Airtel, Africell) ont activé leurs mécanismes de redondance. Ces solutions de secours, passant souvent par d’autres câbles ou des liaisons satellitaires, visent à maintenir un service minimum durant l’intervention des équipes techniques.
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Cette crise du WACS, qui a suscité jusqu’aux inquiétudes de la Présidence de la République au cours du mois de janvier, remet en lumière la vulnérabilité numérique du pays. Bien que de nouvelles infrastructures comme le câble 2Africa soient attendues pour renforcer la connectivité, le WACS demeure pour l’heure la colonne vertébrale indispensable du web congolais.
L’ARPTC a promis de suivre de près l’évolution de la situation et d’informer les usagers en temps réel. Pour les millions d’abonnés, le rendez-vous du 3 février sera déterminant pour un retour à une vie numérique fluide.




