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Matadi : la société Trans Gazelle accusée de pollution

Les habitants environnants le long de la route Ango-Ango au quartier Ville-Haute dans la commune de Matadi accusent la société de transport « Trans Gazelle » de polluer leur environnement avec de la fumée et de l’odeur nauséabonde des produits stockés dans leur entrepôt. Ils craignent pour leur santé et lancent une sonnette d’alarme aux […]

Les habitants environnants le long de la route Ango-Ango au quartier Ville-Haute dans la commune de Matadi accusent la société de transport « Trans Gazelle » de polluer leur environnement avec de la fumée et de l’odeur nauséabonde des produits stockés dans leur entrepôt.

Ils craignent pour leur santé et lancent une sonnette d’alarme aux autorités de la ville et de la province pour une solution adéquate. « La société avait des aliments pour bétails dans leur entrepôt. Une fois périmés, ils ont décidé de les brûler sur place sans tenir compte de l’environnement et des riverains », s’exprime un habitant du quartier contacté par Kongo Média.

C’est depuis le lundi 2 mai que cette situation a commencé. Tous les jours la fumée envahit les habitations du quartier. Cela a multiplié la présence des charançons à travers les maisons.

Sur une vidéo devenue virale dans les réseaux sociaux, on voit une dame expliquer le calvaire qu’ils en durent. « Nous sommes obligés de porter les masques partout où nous sommes (chambre ou salon). Nous n’arrivons plus à bien respirer. Les enfants sont tombés malades. Comment allons-nous vivre avec cette situation ? ».

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Le quartier envahit par la fumée. Photo prise le mardi 10 mai 2022.

La situation handicape également les propriétaires des maisons. Des locataires cherchent à quitter le lieu à cause de cette situation. « Tous mes locataires m’ont prévenus qu’ils veulent quitter les appartements pour aller ailleurs », s’indigne un bailleur voisin de Trans Gazelle.

Exposée au danger, la population demande aux autorités compétentes de réguler cette situation au plus vite possible pour éviter des maladies pulmonaires. Déjà il y a quasiment une semaine que les habitants se plaignent des complications visuelles et des douleurs thoraciques.

Tous les efforts fournis pour entrer en contact avec les responsables de cette société sont restés vains.

Reagan Nsiese

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