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Matadi/Justice : après 10 mois d’attente, 32 enfants libérés de la prison de Camp Molayi

Sous un soleil accablant, le Gouverneur Guy Bandu Ndungidi a assisté à la libération des enfants en conflit avec la justice de la prison centrale de Camp Molayi à Matadi. La cérémonie a eu lieu en présence du premier Président de la Cour d’appel, de la Présidente du tribunal pour enfants et d’autres autorités judiciaires, […]

Sous un soleil accablant, le Gouverneur Guy Bandu Ndungidi a assisté à la libération des enfants en conflit avec la justice de la prison centrale de Camp Molayi à Matadi. La cérémonie a eu lieu en présence du premier Président de la Cour d’appel, de la Présidente du tribunal pour enfants et d’autres autorités judiciaires, ainsi que les membres de familles des enfants libérés qui ont attendu ce moment depuis près de dix mois.

Une cérémonie émouvante pour ces enfants qui ont vécu la situation sanitaire précaire, la surpopulation dans les cellules et la malnutrition, comme l’a souligné Madame Apolonia Longo, Directrice adjointe de la prison Camp Molayi.

Conformément à la loi portant protection des enfants qui dit qu’il est strictement interdit de placer les enfants dans des centres pénitentiaires, la Présidente du tribunal pour enfants, Madame Arlette Nzati Nsimba a plaidé pour la construction d’un Établissement de Garde et d’Education de l’État, EGEE en sigle, pour une meilleure prise en charge.

Le Gouverneur du Kongo Central a quant à lui saisi l’occasion de la présence des familles pour appeler ces jeunes qui ont retrouvé leur liberté à la prise de conscience quant à leurs choix de vie et les a encouragés à apprendre et exercer un métier pour être utile à la société. Ainsi, le Gouverneur Guy Bandu a aussi exhorté les familles à travailler avec le pouvoir public pour redonner un encadrement adéquat à cette jeunesse au centre de son plan d’actions, appelée à retrouver le droit chemin.

La prison centrale de Matadi a été construite en 1934 avec une capacité d’accueil de 150 détenus, mais elle comporte à ce jour 650 dont 140 condamnés et 474 prévenus.

Marie France Ebengo

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