Radio

Kisantu : les agriculteurs sensibilisés sur les maladies virales du manioc

La campagne de sensibilisation sur les maladies du manioc dénommée “Ensemble sauvons notre manioc” poursuit son bonhomme de chemin dans la province du Kongo Central. Après Kimpese, c’était le tour de la cité de Kisantu ce vendredi 13 janvier 2023 où l’Institut National pour l’Etude et la Recherche Agronomique et ses partenaires, d’être choisi comme […]

La campagne de sensibilisation sur les maladies du manioc dénommée “Ensemble sauvons notre manioc” poursuit son bonhomme de chemin dans la province du Kongo Central. Après Kimpese, c’était le tour de la cité de Kisantu ce vendredi 13 janvier 2023 où l’Institut National pour l’Etude et la Recherche Agronomique et ses partenaires, d’être choisi comme cité pilote pour tirer la sonnette d’alarme face au fléau agricole qui touche la culture de Manioc.

Tout a commencé par une caravane qui est parti du Tribunal de paix de Madimba au marché de Kinkoka avec comme point de chute l’enceinte du point focal PAPAKIN/Inkisi afin de sensibiliser les agriculteurs, paysans et autres partenaires sur les maladies virales du manioc.

IMG 20230114 WA0067
Caravane avant le début de la cérémonie.

Dans son exposé, Docteur Tony Bakelana Zeyimo, Directeur Pays de WAVE-RDC Ouest, a expliqué les différentes maladies du manioc dont la plus répandue et connue est la “mosaïque” et d’autres encore méconnues du public mais qui, sont déjà en action. Pour éviter toute destruction du manioc, les agriculteurs devraient en savoir plus sur ce qui ronge la culture de manioc.

« Le manioc est un produit capital pour notre vie car il contribue grandement à notre alimentation et il est important de veiller sur sa production. Etant donné que la présence de plusieurs maladies du manioc affaiblissent son rendement ce qui est à la base d’énormes conséquences notamment la diminution de la quantité, l’augmentation du prix et parfois rareté de la chikwangue », a-t-il dit.

IMG 20230114 WA0061
Échantillon d’une plantation de Manioc présenté avec joie par une bénéficiaire de la sensibilisation.

Il a par ailleurs proposé des pistes des solutions aux producteurs notamment, l’utilisation des boutures saines non seulement pour avoir des bons produits mais aussi à se faire accompagner par des experts dont l’INERA, un partenaire fiable.

Les participants à cette activité ont été outillés sur l’emploie des engrais chimiques qui pour, Dr Tony Bakelana, n’est pas mauvais mais, cela dépend de la manière avec laquelle ils sont utilisés. A cela s’ajoute d’autres sages conseils et recommandations louables adressés aux cultivateurs sur le bienfait du Manioc.

IMG 20230114 WA0058
La joie des femmes maraîchères lors de la sensibilisation.

Après une série des questions et réponses, l’activité a été bouclée par une pièce théâtrale et une scénette sur l’importance de l’accompagnement des producteurs agricoles par l’INERA pour une bonne pratique de l’ agriculture.

Cependant, des mémorandums ont été lus par les paysans, vulgarisateurs, producteurs de manioc et autres associations en déplorant le manque d’accompagnement de l’Etat et des services habiletés capables de changer la donne, le manque d’équipements de transformation de leurs produits et autres.

IMG 20230114 WA0029

Rappelons que Face aux menaces virales du manioc et les autres dégâts causés par des bactéries et des champignons, le Centre Régional d’Excellence pour les phytopathogènes transfrontaliers (WAVE, Central and West African Virus Epidemiology), a développé, depuis 2015, des mécanismes d’alerte et de surveillance des maladies virales du manioc dans dix (10) pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Nigéria, RDC, Sierra Leone et Togo).

Articles similaires

Professeur Serge Makaya aux nouveaux étudiants de l’Ulimat : « Vous sortirez de cette maison bien formés et vous brillerez »

L’Université Libre de Matadi (Ulimat) a organisé, ce samedi 24 janvier, la célébration de l'intégration des nouveaux étudiants pour l'année académique 2025-2026. Au cours de ces activités, le Secrétaire général académique, le Professeur Serge Makaya Kiela, a tenu à rassurer les nouveaux inscrits sur la pertinence de leur orientation académique. Pour lui, l'institution ne se contente pas d'enseigner, elle forge des élites prêtes à transformer la province.

RDC – France : Tshisekedi et Macron discutent de la crise humanitaire à l’Est

En visite de travail dans la capitale française, le Chef de l’État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, a été reçu ce vendredi 23 janvier 2026 au Palais de l’Élysée. Au menu de ce tête-à-tête d'une heure trente avec Emmanuel Macron : l’urgence sécuritaire dans l’Est de la RDC et la réaffirmation des principes de souveraineté.

Madimba : les nouvelles recrues des FARDC inquiètent la population

Environ 150 jeunes du Kongo Central, touchés par la question de l’intégrité du territoire national menacé par le Rwanda, ont répondu à l’appel du Chef de l’État. Venus de localités reculées comme Kimvula (200 km), Ngidinga (80 km), Kinkosi-Luidi (120 km) et d’autres villages, ils se sont enrôlés à Inkisi dès octobre 2025 et y sont cantonnés. Depuis un temps, leur comportement commence à inquiéter la population.

À Boma, un élève s’effondre mortellement pendant la récréation

​Un drame s’est produit ce jeudi 22 janvier à l’école primaire EP 2 Boko, située dans la commune de Kalamu. Le jeune Mambuku Phioka Destin, âgé de six ans et élève en première année primaire, a trouvé la mort de manière brutale pendant la récréation.

Madimba : la vague des expulsions des congolais se poursuit en Angola

Deuxième vague de refoulements massifs depuis l’Angola. Onze hommes originaires de l’ex-Bandundu affluent à Inkisi via des chemins frontaliers inhabituels. Pourquoi cette sélection masculine et ces itinéraires précis à travers des zones sensibles du Kongo Central ?

Matadi : le corps sans vie d’un enfant de 10 ans, noyé en cherchant de l’eau, repose désormais à la morgue de Kinkanda

Un drame a endeuillé la ville portuaire de Matadi ce mercredi 21 janvier 2026. Le corps sans vie de Clavie Tomatala Ngindu, un élève de 10 ans en 7ᵉ primaire, a été repêché dans les eaux du fleuve Congo, au large du pont Sitra, à proximité du lieu de sa disparition survenue la veille.