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Kwilu-Ngongo : des familles sans abris après les affrontements entre jeunes

Les auditions des victimes des affrontements entre jeunes délinquants ont débuté le vendredi 13 janvier 2023 au commissariat de la Police de Kwilu-Ngongo. Devant une vingtaine de brigands déjà aux arrêts, la Police a demandé aux victimes de dénoncer chaque malfaiteur. Plusieurs familles sont restées sans abris à l’issue de ces affrontements. « J’étais chez […]

Les auditions des victimes des affrontements entre jeunes délinquants ont débuté le vendredi 13 janvier 2023 au commissariat de la Police de Kwilu-Ngongo.

Devant une vingtaine de brigands déjà aux arrêts, la Police a demandé aux victimes de dénoncer chaque malfaiteur. Plusieurs familles sont restées sans abris à l’issue de ces affrontements.

« J’étais chez moi soudain j’ai entendu des bruits vers 18 heures. En sortant j’ai reçu une projectile à la tête. Je suis allé vite dans un dispensaire du quartier et en rentrant j’ai vu ma maison brûlée. Tout est parti et je ne sais plus où aller avec ma famille », a témoigné la première victime.

L’autre victime s’est dit surprise de constater que toutes les fois que ces affrontements sont signalés, sa résidence est prise pour cible.

« Depuis 4 ans que je suis dans ce quartier, je n’ai jamais eu des problèmes avec les jeunes mais je me demande pourquoi à chaque fois qu’il y a affrontement c’est toujours ma résidence qui est ciblée ».

Et d’ajouter : « Actuellement, c’est la même ténue que j’ai avec moi, même ma femme n’a plus rien à porter. Je demande aux autorités de renforcer la sécurité. Ici à Kwilu-Ngongo, comme si l’Etat n’existe pas ».

Il faut dire que malgré cela, dénoncer est devenu un risque pour certaines victimes par crainte de représailles.

Rappelons que ces affrontements qui ont opposé deux groupes des jeunes de la cité de Kwilu-Ngongo le mercredi 11 et jeudi 12 du mois en cours ont fait mort d’hommes et plusieurs maisons brûlées.

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