Radio

Marche de protestation pour la relance du port de Boma : les manifestants veulent la tête du Ministre provincial de transport

Sans surprise, la manifestation relative à la réclamation de l’effectivité de l’arrêté du gouverneur de province fixant le contrôle technique obligatoire de tous les véhicules et matériels roulants à l’importation au port de Boma a finalement eu lieu ce mercredi 05 Avril. Feuilles d’arbres, calicots et banderoles à la main scandant des chants, des milliers […]

Sans surprise, la manifestation relative à la réclamation de l’effectivité de l’arrêté du gouverneur de province fixant le contrôle technique obligatoire de tous les véhicules et matériels roulants à l’importation au port de Boma a finalement eu lieu ce mercredi 05 Avril.

Feuilles d’arbres, calicots et banderoles à la main scandant des chants, des milliers des bomatraciens ont pris d’assaut les grandes artères de la ville pour une marche pacifique qui avait pour point de chute la Mairie de Boma.

Provenant des différents axes, tous les groupes se sont joints à la place Maison Ami au pont ville de Boma. Unis et soudés, ces manifestants ont dénoncé toute manœuvre constatée dans l’application de l’arrêté du gouverneur malgré l’expiration du moratoire accordé aux acteurs portuaires. Ils exigent que le gouverneur, acte sans délai, le départ du Ministre de transport.

Selon eux, le patron des patrons du secteur de transport au Kongo Central, manifeste une mauvaise foi dans l’application de l’arrêté du 23 Janvier dernier suivant le moratoire de 45 Jours qui avait été décidé. Lors de cette manifestation pacifique l’on pouvait entendre « Guy Bandu, ya Matondo akende… (Guy Bandu, que le Ministre Matondo soit limogé ndlr).

Dans leur mémorandum, le Président du Cadre de Concertation de la Société Civile de Boma et porte-parole de la circonstance, Apollinaire Nsoka, a déclaré que l’arrêté pris par le Ministre Provincial de Transport ouvre une brèche à la prolongation.

« Nous avons constaté l’existence de deux documents du Ministre Provincial de Transport même numéro mais différent créant une confusion de manière à violer celui du gouverneur. Nous constatons qu’il y a prolongation tacite du moratoire de 45 jours sur base de cet arrêté du Ministre, ce à quoi nous disons non et no », a-dit Apollinaire Nsoka.

Il a exhorté le gouverneur de province à prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire respecter l’arrêté du 23 Janvier dernier avant de se questionner sur le sort du mandat du Chef de l’État à Boma en 2023, sans ce port.

Trouvant les mots face devant les manifestants enragés, le Maire de Boma Seghor Mbutuyibi les a remercié de la discipline observée avant de s’excuser du retard constaté pour sa sortie de son cabinet de travail. Le maire de Boma a rassuré les manifestants la transmission du mémorandum à qui de droit.

Dans un entretien accordé à un média local, le Ministre Mak matondo Kua Nzambi avait jugé « inopportune l’organisation de cette marche en ce moment où le premier navire annoncé pour ce 08 avril déchargera tous ces 163 véhicules d’occasions au port de Boma ». Le moratoire a-t-il fait savoir n’a ni n’été prolongé ni violé, le comité de suivi a plutôt 30 jours de travail.

Il sied de noter que les manifestants sont loin de se laisser faire, plusieurs ténors de la ville de Boma ont également annoncé organiser d’autres manifestations notamment un sit-in pour le week-end courant.

Josué Taty

Articles similaires

Fabrice Goyo Sengo Sengo Kaniki dénonce l’indiscipline policière après la mort de deux adeptes du BDK à Kinshasa

Le climat est à l’indignation au sein du mouvement Bundu Dia Kongo (BDK) et de son aile politique, Bundu Dia Mayala (BDM). Suite au décès de deux adeptes survenu le 4 janvier dernier à Kinshasa, Fabrice Goyo Sengo Sengo Kaniki, cadre influent du mouvement, est monté au créneau pour exiger justice et appeler les membres au calme.

CAN 2025 : cruelle élimination pour les Léopards de la RDC face à l’Algérie

Le rêve s’arrête en huitièmes de finale pour la République Démocratique du Congo. Au terme d’un match héroïque, mais marqué par un manque de réalisme, les hommes de Sébastien Desabre ont été éliminés par l’Algérie (1-0) après prolongations au stade Moulay Hassan.

L’ambassadrice de Belgique en RDC entame une visite de travail d’une semaine au Kongo Central

L’ambassadrice du Royaume de Belgique en République démocratique du Congo, Roxane de Bilderling, est arrivée ce mardi 6 janvier à Matadi, dans le Kongo-Central, pour une visite de travail d’une semaine.

À Kinshasa : la célébration de la journée du 4 janvier par le BDM/BDK se termine par une tragédie

Des délégations venues du Kongo Central et du Cabinda (Angola) se sont retrouvées sur le terrain situé au quartier 3 de la commune de Ndjili, à Kinshasa, pour commémorer la Journée du 4 janvier dédiée aux martyrs de l’indépendance. La journée s’est mal terminée après une incompréhension entre les adeptes et un policier.

Kisantu : « un peuple sans mémoire est destiné à la disparition », prévient Mgr Jean-Crispin Kimbeni lors de la messe pour la paix et le développement en mémoire des Martyrs de l’indépendance

À l’occasion de la commémoration des Martyrs de l’indépendance, célébrée chaque 4 janvier, la cathédrale Notre-Dame des Sept Douleurs de Kisantu a servi de cadre ce samedi 3 janvier à une célébration eucharistique de haute portée historique. Dans son homélie, l’Évêque du diocèse de Kisantu, Monseigneur Jean-Crispin Kimbeni Ki Kanda, a lancé un appel à la conscience collective, plaçant la terre du Kongo Central au cœur de l’identité et du développement de la nation.

Une messe pour la paix et la mémoire des Martyrs de l’indépendance réunit le gotha du Kongo Central dans la cathédrale Notre-Dame des Sept Douleurs de Kisantu

À l’occasion de la commémoration des Martyrs de l’indépendance, le diocèse de Kisantu vibre, ce samedi 03 janvier, au rythme d’une célébration eucharistique placée sous le signe de la paix et du développement. Entre recueillement et devoir de mémoire, les autorités provinciales et les fidèles rendent hommage à ceux qui ont versé leur sang pour la souveraineté nationale, particulièrement les fils et filles de la Lukaya.