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Boma : des élèves sensibilisés sur la lutte contre les VBG dans les milieux scolaires par la clinique juridique REJUPPA

En République Démocratique du Congo la question liée aux violences basées sur le genre (VBG) restent encore un tabou dans plusieurs familles. C’est dans cette spirale que l’ONG Réinsertion, Encadrement Juvénile et la Prise en charge des Personnes du 3e Âge (REJUPPA) s’est engagée à sensibiliser les élèves de la ville de Boma au Kongo […]

En République Démocratique du Congo la question liée aux violences basées sur le genre (VBG) restent encore un tabou dans plusieurs familles. C’est dans cette spirale que l’ONG Réinsertion, Encadrement Juvénile et la Prise en charge des Personnes du 3e Âge (REJUPPA) s’est engagée à sensibiliser les élèves de la ville de Boma au Kongo Central.

Cette semaine, Me Bibiche Musenge Mwisa Mangeta et toute son équipe effectuent des descentes sur terrain dans plusieurs écoles de la ville portuaire. Ce vendredi 09 juin, trois écoles ont été sensibilisées par les membres de la clinique juridique REJUPPA. Il s’agit de IBM 1, Mont Sinaï et les élus de Dieu.

« Nous sommes entrain de parler des VBG en milieu scolaire parce que nous pensons que c’est l’âge qui est plus vulnérable, surtout les enfants qui sont à l’école secondaire. On a même commencé avec d’autres écoles primaires parce que les élèves de la 5e et 6e doivent déjà avoir l’âge de la connaissance », a fait savoir Maître Bibiche Musenge Mwisa Mangeta.

Elle a ajouté que faute de temps et des moyens de circuler dans toutes les maisons que la clinique juridique, a préféré procéder par les écoles car estime-t-elle, « c’est le moment propice avant que les enfants partent en vacances de les parler, les rappeler sur les VBG pour qu’au retour, à la rentrée, qu’on ait pass trop de dégâts ».

Le plus grand message à véhiculer concerne les types des violences basées sur le genre. « Il y a les violences économiques, physiques, psychologiques, sexuelles, etc. et nous entrons plus en détail avec des exemples que les enfants vivent au jour le jour », poursuit Me Bibiche Musenge Mwisa Mangeta.

Cependant, les VBG ne concernent pas seulement les violences sexuelles, précise Me Bibiche Musenge. « Dans cette sensibilisation, les élèves peuvent comprendre qu’il y a le proxénétisme, le harcèlement sexuel, l’exploitation sexuelle des enfants, le mariage forcé, l’esclavagisme, l’exploitation des enfants, l’exposition menant à la débauche, et bien d’autres. En sus, nous avons également donner des explications appropriées sur le Viol ».

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Au cours des discussions, l’initiatrice de REJUPPA, a expliqué aux enfants, avec un language simple et facile à comprendre, les conséquences physiques des VBG à l’instar de VIH-SIDA, Maladies Sexuellement Transmissibles, la stérilité et autres. En outre, les élèves ont également été instruits sur l’attitude à prendre, les choses à éviter, l’accoutrement (habillement) et le comportement face à toutes sortes de VBG.

A noter que depuis le début de l’année scolaire l’ONG, a sensibilisé plusieurs élèves pour une prise de conscience dans le souci de dénoncer tout abus endéans de 48 heures pour une prise en charge. Cette campagne va se poursuivre jusque la semaine prochaine.

Pour tout accompagnement, la clinique juridique REJUPPA est située au numéro 20 de l’avenue Du Marché au centre-ville de Boma dans la commune de Nzadi, référence Administration de l’école La Cadette.

Reagan Nsiese

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