Radio

Délabrement de la route Ango-Ango : la LUCHA dans la rue pour exiger sa construction

L’épineux problème du délabrement de la route Ango-Ango à Matadi préoccupe de plus en plus la population. Ce vendredi 15 septembre, les militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) ont organisé un sit-in pour exiger sa construction. Pendant plus de deux heures, ces activistes ont bloqué la circulation sur cette route qui relie […]

L’épineux problème du délabrement de la route Ango-Ango à Matadi préoccupe de plus en plus la population. Ce vendredi 15 septembre, les militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) ont organisé un sit-in pour exiger sa construction.

Pendant plus de deux heures, ces activistes ont bloqué la circulation sur cette route qui relie le rond-point Kinkanda au poste frontalier d’Ango-Ango entre la RDC et l’Angola. Dans sa déclaration, la LUCHA déplore le manque de volonté politique pour l’exécution de ces travaux 10 ans après la pose de la première pierre, alors que le projet initial était de la construire en quelques mois.

« Le mouvement citoyen constate que malgré une panoplie d’autorités qui ont défilé pour annoncer le début des travaux voire la pose de la première pierre, nous citons le Président honoraire Joseph Kabila, le feu gouverneur Jacques Mbadu, le gouverneur honoraire Atou Matubuana tous sont passés par ici, mais aucune solution n’a été trouvée et ils n’ont donné aucune suite favorable pour cette route ».

Pourtant, cette route d’intérêt économique national présente un danger permanant pour les usagers ainsi que les habitants exposés à des maladies pulmonaires à cause de la poussière. En outre, la RN14 est également confrontée à d’autres problèmes notamment les accidents et les embouteillages.

Une route nationale qui nécessite l’intérêt des autorités provinciales

Après 3 lancements, les travaux sont restés irréalisables. Ebothe Kestia, militant de la LUCHA, appelle les autorités provinciales à peser de leur poids pour un plaidoyer au niveau national.

« Nous avons consulté le gouverneur de province. Il nous a dit que la construction de cette route n’est pas de sa compétence, car c’est une route nationale. Voilà pourquoi nous sommes ici pour dire, certes c’est une route nationale mais le gouverneur est le représentant du Chef de l’État, c’est à lui de manager pour que la route soit construite », a-t-il dit. Il a en outre estimé que les autorités provinciales déclinent la charge qui leur revient. selon elles, c’est le gouvernement central qui est chargé pour la construction de cette route. « Tant que rien ne se fait, la LUCHA ne cessera d’exiger la construction de cette voie », conclu-t-il.

Satifecit des usagers

L’action posée par la LUCHA a été saluée par les usagers de cette route.

« Il est normal lorsqu’il y a un problème et que la population décide tirer des réponses aux dirigeants. Il y a toujours des réclamations et nous espérons que les dirigeants vont faire quelque chose par rapport à cette réclamation. Le pays est en pleine construction et nous devons pousser le gouvernement à bien travailler » a dit Ben Tshimanga, Chauffeur taxi.

Il sied de rappeler que la RN 14 (Ango-Ango) est la seule voie qui relie la RDC avec l’Angola via Noki dans la province du Kongo Central et sa réhabilitation ne sera pas seulement la résolution aux problèmes des transporteurs routiers dont une grande partie d’entreprises de transport se situe le long de cette route, mais aussi un soulagement pour les habitants. Le seul souhait est de voir l’implication des autorités sur cette affaire qui fait couler beaucoup d’encres.

Fabrice Manzambi

Articles similaires

La Regideso Inkisi met la vie des enfants en danger

Pourtant, son cri de marketing est « L'eau, c'est la vie ». Pendant ce temps, 485 élèves du secondaire et 558 du primaire sont exposés à diverses maladies au Lycée Mgr Verwimp, une école officielle conventionnée catholique du diocèse de Kisantu, par manque d'eau.

Kinzau-Mvuete : justice populaire, un présumé voleur lynché au quartier Lutete

Dans un contexte d'insécurité marqué par la recrudescence du phénomène Kuluna et du banditisme à Kinzau-Mvuete, un présumé voleur a été battu à mort par la population avant de succomber au centre de santé de référence où il avait été admis en urgence.

Kongo Central : lancement de l’identification des enseignants et apprenants pour fiabiliser les données éducatives

Dans le but de renforcer la sécurité et la fiabilité des données statistiques dans le secteur de l’enseignement au Kongo Central, Jean-Jacques Tuba Bozi, ministre provincial en charge de l’Éducation, a procédé, ce mardi 13 janvier, au lancement de la première phase de l’identification des enseignants et des apprenants.

Muanda : sécurité et bon fonctionnement des services de l’État au cœur d’une réunion sectorielle présidée par le chef de secteur de Boma Bungu

Une réunion de travail s'est tenue le mardi 13 janvier 2026 à l'hôtel Carrefour Familial, situé au Km 8, sous la présidence du chef de secteur de Boma Bungu, Maître Édouard Nzuiki Luzolo. Cette rencontre a réuni les chefs d'agglomération, les chefs de cellule ainsi que les responsables des différents services de l'État œuvrant dans le secteur de Boma Bungu.

Boma : la mise en demeure pour la “démolition volontaire” des constructions anarchiques sur le boulevard JKK expire ce 15 janvier

La mise en demeure adressée aux occupants ayant érigé de manière anarchique des hangars, kiosques et autres constructions sur l’emprise de l’État, le long du boulevard Joseph Kabila Kabange (JKK) à Boma, touche à sa fin. Les concernés, situés à partir du pont-ville, ont jusqu'au milieu de ce mois de janvier pour procéder à la démolition volontaire de leurs installations respectives.

Boma : cri de détresse à la cellule Niongo Nsuami face à la pénurie d’eau et à l’insécurité

Les habitants de la cellule Niongo Nsuami, située dans le quartier Tsikapa, commune de Kalamu, à Boma, traversent une période critique. Entre pénurie d’eau potable, coupures d’électricité prolongées et le risque d'une insécurité, la population appelle les autorités de la province du Kongo Central à agir de toute urgence.