Radio

Pénurie d’eau à Matadi : le mouvement Filimbi saisit le Gouverneur de province pour paiement des arriérés de la Regideso SA

Depuis plusieurs mois, la ville de Matadi est confrontée au problème d’approvisionnement en eau potable. La situation de la desserte est caractérisée par des cas de manque partiel d’eau et quelque peu total dans les quartiers collinaires. C’est dans ce cadre que le mouvement citoyen Filimbi, section Kongo Central, soucieux du bien-être social de la […]

Depuis plusieurs mois, la ville de Matadi est confrontée au problème d’approvisionnement en eau potable. La situation de la desserte est caractérisée par des cas de manque partiel d’eau et quelque peu total dans les quartiers collinaires. C’est dans ce cadre que le mouvement citoyen Filimbi, section Kongo Central, soucieux du bien-être social de la population, a saisi le Gouverneur de province pour lui faire part de cette situation qui dérange des milliers de Matadiens.

Cette démarche intervient après des entretiens avec les responsables de la Regideso SA qui estiment que la situation de la pénurie d’eau à Matadi est consécutive à la production faible de deux usines face à l’expansion démographique que connait la ville depuis près de 3 décennies. Eu égard à ce déficit et face au relief montagneux de la ville, la seule solution palliative pour la Regideso SA passe forcément par une distribution sectorielle (délestage) en attendant des solutions idoines.

Une difficulté justifiée également par le non-paiement des arriérés des factures de consommateurs, particulièrement des instances officielles du secteur public alors que la Regideso SA est devenue, depuis une décennie, une société commerciale avec un seul actionnaire qui est l’Etat congolais. Parmi les entreprises publiques avec des arriérés, le mouvement citoyen cite, dans sa correspondance, le Gouvernorat de province, le Camp Molayi, le Camp Redjaf, l’Hôpital Provincial de Kinkanda, l’Hôpital Général de Kinkanda, la DGRKC, les cabinets de tous les ministères provinciaux et commissariats généraux.

« Au regard de tout ce qui précède, la population Matadienne vous demande de bien vouloir payer les arriérés des factures de la Regideso SA pour permettre à ladite société de construire de nouveaux ouvrages de production devant permettre de renforcer leurs capacités de fourniture suivant les besoins en eau pour qu’elle puisse en finir avec les problèmes de délestages intempestifs et la privation prolongée de l’eau à Matadi », lit-on dans cette correspondance.

Cette structure citoyenne souligne par ailleurs qu’au cas contraire, elle sera obligée de mobiliser pacifiquement les habitants de la ville de Matadi victimes de ce désastre afin de faire valoir leurs droits garantis par la Constitution.

La Regideso en quête de fonds

L’augmentation de besoins en eau potable de la population Matadienne est passée du simple au double et exige à ce jour une production minimale de 60.000 m³ par jour ; alors que l’ensemble de deux usines de la Regideso SA (Libongo et Mpozo) n’en peuvent produire que 35.000 m³ par jour en saison de pluies et 40.000 m³ en saison sèche. D’où la nécessité de construire de nouveaux ouvrages de production devant permettre de renforcer leurs capacités, suivant les besoins en eau potable attendus actuellement.

« La solution pour endiguer totalement cette problématique passe par un financement à hauteur de 7.000.000 $ US à moyen terme et 25.000.000 $ US à long terme. Ce qui permettra à la Regideso SA d’avoir une production suffisante pour satisfaire le besoin en eau de la population actuelle et celle de l’horizon dix ans plus tard », précise la Régideso SA dans une correspondance adressée au coordonnateur provincial du mouvement Filimbi.

Reagan Nsiese

Articles similaires

Le territoire de Kasangulu trahi par ses propres ressortissants ?

Kasangulu est la porte d’entrée du Kongo Central, au moment où Muanda est la porte de sortie de la RDC par mer. Contrairement à l’image apparente qu’il donne, la réalité est tout autre. Lors d’un bref séjour de Kongo Média dans ce territoire (du 10 au 13 janvier 2026), votre média s’est intéressé à quelques secteurs vitaux.

Kongo Central : bientôt le début de l’opération de contrôle des permis biométriques

Après la ville-province de Kinshasa, la province du Kongo Central est désormais prête à lancer l’opération de contrôle des nouveaux permis de conduire biométriques. La nouvelle a été annoncée au Gouverneur de province par une délégation du ministère des Transports, en mission au Kongo Central pour remettre les équipements nécessaires au début effectif de cette opération.

La Regideso Inkisi met la vie des enfants en danger

Pourtant, son cri de marketing est « L'eau, c'est la vie ». Pendant ce temps, 485 élèves du secondaire et 558 du primaire sont exposés à diverses maladies au Lycée Mgr Verwimp, une école officielle conventionnée catholique du diocèse de Kisantu, par manque d'eau.

Kinzau-Mvuete : justice populaire, un présumé voleur lynché au quartier Lutete

Dans un contexte d'insécurité marqué par la recrudescence du phénomène Kuluna et du banditisme à Kinzau-Mvuete, un présumé voleur a été battu à mort par la population avant de succomber au centre de santé de référence où il avait été admis en urgence.

Kongo Central : lancement de l’identification des enseignants et apprenants pour fiabiliser les données éducatives

Dans le but de renforcer la sécurité et la fiabilité des données statistiques dans le secteur de l’enseignement au Kongo Central, Jean-Jacques Tuba Bozi, ministre provincial en charge de l’Éducation, a procédé, ce mardi 13 janvier, au lancement de la première phase de l’identification des enseignants et des apprenants.

Muanda : sécurité et bon fonctionnement des services de l’État au cœur d’une réunion sectorielle présidée par le chef de secteur de Boma Bungu

Une réunion de travail s'est tenue le mardi 13 janvier 2026 à l'hôtel Carrefour Familial, situé au Km 8, sous la présidence du chef de secteur de Boma Bungu, Maître Édouard Nzuiki Luzolo. Cette rencontre a réuni les chefs d'agglomération, les chefs de cellule ainsi que les responsables des différents services de l'État œuvrant dans le secteur de Boma Bungu.