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Insécurité à Kimpese : la commission interministérielle constate la passivité et le manque d’anticipation du gouverneur de province

La commission interministérielle a rendu public les conclusions de sa mission d’enquête de trois jours sur les incidents ayant occasionnés des pertes en vies humaines et des dégâts materiels importants le 29 et 30 janvier dernier à Kimpese dans le territoire de Songololo, au Kongo Central. Cette commission conduite par Albert Fabrice Puela, Ministre des […]

La commission interministérielle a rendu public les conclusions de sa mission d’enquête de trois jours sur les incidents ayant occasionnés des pertes en vies humaines et des dégâts materiels importants le 29 et 30 janvier dernier à Kimpese dans le territoire de Songololo, au Kongo Central.

Cette commission conduite par Albert Fabrice Puela, Ministre des Droits Humains, accompagné de Jean Claude Molipe Mandongo et Thadée Mambulau Mbemba respectivement Vice-ministre de la Justice et Vice-ministre de l’Intérieur, constate plusieurs défaillances sécuritaires sur la gestion de la cité de Kimpese.

Il s’agit entre autres de la passivité et le manque d’anticipation de l’Autorité provinciale malgré le rapport sécuritaire lui transmis par les services, l’absence d’une bonne coordination sécuritaire, le déficit de collaboration entre les services de sécurité et les autorités politico administratives, l’absence de toute initiative de répression des auteurs des crimes décriés par le parquet ainsi que le laxisme de certains éléments de la police vis-à-vis des délinquants ayant créé la méfiance dans le chef de la population.

« Après échanges avec les forces vives, visites des victimes à l’hôpital IME de Kimpese et descente sur les différents sites des événements, il ressort ce qui suit : 7 personnes dont 4 civils et 3 policiers ont perdu la vie à ces incidents. 19 personnes dont 4 policiers et 15 civils ont été blessés et poursuivent leurs soins dans les formations médicales de Kimpese, et la commission leur a rendu une visite de réconfort moral ce jour du 03 février 2024 ; que ces personnes soient rassurées de toute la compassion du gouvernement de la République », lit-on dans le communiqué final.

Au-delà de la situation sécuritaire, la population de Kimpese a également exprimé, auprès de la commission interministérielle, d’autres désidératas d’ordre économique dont la surfacturation forfaitaire par la SNEL et la REGIDESO des consommateurs domestiques ainsi que la fermeture, depuis plus de douze ans, de la cimenterie nationale (Cinat), principal employeur de la population. Des maux qui rongent également le vécu quotidien de la population de Kimpese.

À l’issue de la mission, la commission a émis le vœu de rappeler à Kinshasa le Gouverneur de province et l’administrateur du territoire de Songololo pour consultation mais aussi du commandant commissariat territorial ad intérim de la police Songololo pour des mesures disciplinaires par le commissaire général de la PNC. Aussi, la prise en charge par le trésor public des obsèques des victimes et des soins des blessés, la mise à la disposition de la justice militaire des éléments des FARDC et ceux de la PNC qui ont ouvert le feu sur la population et l’organisation imminente des audiences foraines.

Pour rappel, le 29 et 30 janvier dernier, la population de Kimpese avait manifesté contre l’insécurité grandissante dans la cité avec la multitude cas des vols en mains. La structure « Kimpese Unis » avait prévu d’organiser une journée ville morte qui, malheureusement a été transformée en échauffourées entre la population et la police.

Reagan Nsiese

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