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Matadi : atelier de sensibilisation sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et financement du terrorisme

Un atelier de sensibilisation sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et financement du terrorisme est organisé à Matadi, destiné aux organisations de la société civile de la province du Kongo Central. Du 6 au 8 novembre 2024, l’Auberge du Roi à Matadi accueille un atelier de sensibilisation organisé par la Dignité Humaine ASBL […]

Un atelier de sensibilisation sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et financement du terrorisme est organisé à Matadi, destiné aux organisations de la société civile de la province du Kongo Central.

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Du 6 au 8 novembre 2024, l’Auberge du Roi à Matadi accueille un atelier de sensibilisation organisé par la Dignité Humaine ASBL et le Projet de Lutte contre les Flux Financiers de la GIZ (LUCOFFI). Cet atelier est destiné aux membres de la société civile du Kongo Central dans le but de renforcer les capacités locales face aux enjeux cruciaux du blanchiment des capitaux et financement du terrorisme.

Le Maire de Matadi, Dominique Nkodia Mbete, qui a lancé ces assises, a souligné l’importance de cette initiative.

« C’est un grand honneur pour nous à Matadi d’accueillir cet atelier de sensibilisation. Je vous encourage à prêter une attention particulière aux enseignements qui seront partagés durant ces trois jours afin de capitaliser sur ces connaissances », a-t-il déclaré.

Il a également saisi cette occasion pour appeler la société civile à s’exprimer sur les enjeux liés au terrorisme, qui continue de frapper nos concitoyens de l’Est. « Il est essentiel que nous puissions parler ouvertement des défis que nous rencontrons », a-t-il ajouté.

Pour ce premier jour, les participants ont bénéficié du premier module sur la criminalité transnationale, dispensé par le député honoraire, expert et facilitateur Ruphin Mpaka. D’entrée de jeu, il a défini ce concept en mettant en lumière ses répercussions mondiales et les défis qu’il pose aux autorités locales. « La criminalité transnationale ne connaît pas de frontières. Nous devons unir nos efforts pour lutter contre cette menace », a-t-il affirmé.

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Dans son exposé, Ruphin Mpaka a expliqué le schéma classique du blanchiment d’argent ou des capitaux. Ce dernier se divise en trois phases : placement, empilement et intégration. Le placement consiste à introduire des fonds illicites dans le système financier, tandis que l’empilement obscurcit leur origine à travers des transactions complexes. La dernière étape, l’intégration, permet aux criminels d’utiliser ces fonds sous couvert d’activités légitimes.

L’intervenant a rappelé certains concepts fondamentaux liés au blanchiment des capitaux. Ce dernier est un processus destiné à dissimuler l’origine illicite des fonds afin qu’ils apparaissent comme légitimes. « Il est crucial de comprendre comment ces mécanismes fonctionnent pour mieux les combattre », a souligné Ruphin Mpaka.

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L’identification des blanchisseurs a également été abordée, mettant en évidence plusieurs catégories allant des auteurs de délits sous-jacents à des professionnels tels que banquiers ou consultants qui peuvent faciliter ces processus. Les participants à cette formation ont également exploré les origines illicites des capitaux, notamment celles issues de groupes criminels organisés ou d’activités illégales diverses.

Notons que cet atelier s’est révélé être une plateforme enrichissante pour les acteurs locaux désireux d’approfondir leur compréhension des mécanismes du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme. Comme l’a conclu Ruphin Mpaka, « la lutte contre ces phénomènes nécessite une vigilance accrue ».

Wallytride Lumputu

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