Lors de cette matinée d’échanges, trois interventions principales ont marqué les discussions. La magistrate Musau Djodjo, premier substitut du procureur de la République près le Parquet de Grande Instance de Boma, a abordé la place de la femme congolaise dans la magistrature. Elle a mis en lumière les avancées enregistrées dans le domaine judiciaire tout en soulignant les défis persistants liés à la représentativité des femmes dans les postes de décision.
Ensuite, la capitaine magistrate Ngomba Betty, cheffe du parquet militaire détaché à Tshela, s’est penchée sur l’intégration professionnelle des femmes, notamment dans l’armée. Elle a insisté sur la nécessité d’un accompagnement institutionnel pour encourager les vocations féminines dans les métiers militaires et judiciaires.
Pour sa part, Me Edwin Nimi Mwaka, avocate au barreau du Kongo-Central, a présenté une communication sur l’autonomisation professionnelle et sociale de la femme avocate. Elle a évoqué les défis auxquels les femmes avocates font face au quotidien, notamment en matière d’accès aux opportunités, de conciliation entre vie familiale et carrière, et de reconnaissance de leurs compétences.

Ces interventions ont donné lieu à des échanges dynamiques, témoignant de l’engagement et de la passion des participantes pour les thématiques abordées. Magistrates, avocates, étudiantes et autres acteurs judiciaires présents ont partagé leurs expériences et proposé des pistes d’amélioration pour un meilleur ancrage des femmes dans ces domaines encore largement dominés par les hommes.
Il faut dire qu’en clôturant cette matinée, Me Nancy Nkusu a salué les interventions et exhorté ses pairs à capitaliser sur ces moments.
« Les idées exprimées, les expériences partagées et les contributions de nos aînés doivent nourrir nos actions au quotidien. Nous remercions Madame le Bâtonnier du Kongo Central, Me Chérine Luzaisu, première femme bâtonnier de notre province, sous l’impulsion duquel s’est tenu cette activité. Qui nous l’espérons, contribuera à renforcer les liens entre les femmes avocates et magistrates, mais aussi inspirer les générations futures en promouvant l’ambition et la persévérance dans le monde judiciaire », a-t-elle conclu.