En effet, l’attaque s’est produite à peu après vres minuit. Armés de machettes et d’armes à feu, les malfaiteurs ont terrorisé la famille, n’hésitant pas à user de la violence pour obtenir ce qu’ils voulaient. En parallèle, un jeune homme vivant dans les environs a été sauvagement pris pour cible alors qu’il tentait de fuir. Gravement blessé à la machette, il a été évacué d’urgence dans un centre de santé, où son état reste préoccupant.
Cette situation porte un coup dur à la population de Bunzi, déjà ébranlée par une série d’agressions similaires ces dernières semaines. À Kilomètre 5, Kabondo et d’autres coins de la ville, les habitants disent vivre la peur dans le ventre et dénoncent une insécurité croissante qui semble échapper au contrôle des autorités. « Nous avons peur de dormir, peur de sortir le soir. Nous ne savons plus à qui faire confiance », confie une habitante de Bunzi, encore sous le choc.
Face à cette recrudescence des violences nocturnes, les appels à l’action se multiplient. Les habitants demandent avec insistance l’installation de sous Ciat dans ce coin de la commune de Kalamu, un renforcement des patrouilles de nuit, une meilleure coordination des forces de sécurité, et l’installation d’un éclairage public pour dissuader les criminels.
De son côté, la police assure avoir ouvert une enquête et affirme être mobilisée pour mettre la main sur les auteurs. Mais la population reste sceptique, estimant que les réponses tardent à venir et que les promesses ne suffisent plus.
Plusieurs analystes soulignent que cette insécurité est le reflet d’un malaise plus profond. Le chômage massif des jeunes, l’absence de perspectives et le manque d’encadrement favorisent le recrutement dans les réseaux criminels.
Pour sortir de cette spirale, les solutions devront aller au-delà de la répression. Il faudra investir dans l’éducation, la formation, la création d’emplois et la réhabilitation des quartiers les plus exposés, a indiqué un acteur de la société civile.