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Escroquerie à ciel ouvert à Boma : une prétendue société chinoise au coeur du scandale ?

Une vive tension a régné à la mairie de Boma ce lundi, où plus plusieurs travailleurs en colère ont pris d’assaut les lieux pour réclamer le paiement de leurs salaires. Ces derniers affirment avoir été recrutés par une prétendue société de plastique nommée Jin-Jin, censée appartenir à des sujets chinois.

Selon les témoignages, ces travailleurs ont été engagés pour effectuer des travaux de désherbage et d’aménagement sur une concession située à Muba, dans le quartier Kikuku, commune de Nzadi, à proximité des antennes mères des réseaux de télécommunications. Le contrat “verbal” prévoyait une rémunération de 7 dollars américains par jour, pour environ quatre heures de travail quotidien.

Avant de commencer leur mission, chaque ouvrier a dû se procurer une carte jeton d’identification au prix de 9 000 FC, somme prélevée directement sur leurs fonds personnels, sans reçu officiel dans la plupart des cas.

Après quinze jours de labeur, les travailleurs s’attendaient à percevoir leur dû. Mais, au moment du paiement, David, l’homme présenté comme représentant de la société Jin-Jin, s’est volatilisé. Son téléphone reste injoignable et aucune autre personne n’a pris le relais pour assurer la continuité du projet ou le paiement des salaires.

Les travailleurs dénoncent une arnaque bien orchestrée et appellent les autorités municipales et judiciaires à ouvrir une enquête afin de retrouver le suspect et obtenir justice.

Du côté de la mairie, aucune déclaration officielle n’a encore été faite, mais des sources internes confirment que les autorités compétentes ont été saisies du dossier.

Josué Taty

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