L’atelier a été animé par deux panélistes, chacun abordant des thématiques spécifiques. Didienne Bunga, cheffe de la division provinciale du Genre, a été la première à intervenir. Elle a expliqué aux participantes les notions d’autonomisation de la femme et de renforcement des capacités. Dans son exposé, elle a mis l’accent sur les aspects économiques, ainsi que sur la gestion des risques face aux opportunités à saisir pour améliorer le bien-être des femmes et des jeunes filles.
Didienne Bunga a surtout insisté sur la nécessité de briser les barrières endogènes qui freinent l’épanouissement féminin. « Une femme ou une jeune fille doit savoir que pour être autonome, il faut éviter la non-scolarisation, la honte, le manque d’estime de soi, le mariage précoce ou forcé, l’abandon parental et les préjugés », a-t-elle déclaré.

À son tour, Alain Mandiangu Matiaba, de la division provinciale du Genre, a centré son intervention sur le leadership féminin. Un sujet qu’il a abordé avec engagement, soulignant qu’il s’agit avant tout de la capacité d’une personne à influencer les autres dans divers domaines. Il a mis un accent particulier sur le rôle que les femmes peuvent jouer dans la prise de décision, pour une société plus équilibrée et inclusive.
Selon lui, le leadership féminin permet de sensibiliser, mobiliser et inspirer. Il a insisté sur l’importance du développement personnel — notamment la connaissance de soi, l’affirmation de soi, la résilience — et sur la nécessité de surmonter le « plafond de verre », ces obstacles invisibles qui entravent la progression des femmes.
« Le leadership féminin peut être naturel ou acquis. Chaque femme a le potentiel de devenir une actrice du changement. Vous devez croire en vos capacités, vous former continuellement et vous engager activement dans la communauté. L’engagement et la volonté de progresser sont les clés pour développer un leadership efficace, capable de transformer les mentalités et de faire avancer les causes féminines », a affirmé Alain Mandiangu.
Pour sa part, Carole Kiatazabu, ministre provinciale en charge du Genre, a indiqué que cet atelier marque provisoirement la clôture des activités du mois de mars, dédié à la femme en 2025. Elle a toutefois précisé que d’autres initiatives similaires seront organisées tout au long de l’année en faveur des femmes.

Dans son mot de clôture, elle a rendu hommage au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, pour avoir nommé une femme à la tête du gouvernement — un geste fort en faveur de la reconnaissance du rôle des femmes dans la société. Elle a également salué le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo pour son soutien constant aux initiatives portées par les femmes de la province.
« La nomination d’une femme à la primature est un acte symbolique et concret, qui témoigne de la volonté du chef de l’État de valoriser la femme à tous les niveaux », a-t-elle affirmé.
Notons que des chants traditionnels, empreints de la richesse culturelle locale, ainsi que des jeux de questions-réponses interactifs, ont marqué la clôture de cet atelier provincial. Une atmosphère conviviale et engagée a accompagné les dernières heures de cette rencontre, reflet de la vitalité et de la détermination des participantes à faire entendre la voix des femmes du Kongo Central.