Depuis 2013, le gouvernement de la République a doté le pays d’une politique nationale de l’assainissement (PoNA) comprenant six axes à savoir : la gestion des eaux usées et excréta, les eaux pluviales, la protection des eaux, les déchets solides, les déchets spéciaux ou dangereux et le contrôle des vecteurs des maladies. Mais au fil du temps, il a été constaté que la PoNA ne répond plus suffisamment aux réalités locales d’où la nécessité de sa révision afin de tenir compte des spécificités locales.
Cependant, cette démarche fait suite à une instruction au niveau national qui vise à organiser des ateliers dans toutes les provinces afin de collecter les contributions des acteurs de terrain. Les organisateurs de cet atelier ont en effet fait savoir que le délai de cette révision ne dépend pas des structures locales car le gouvernement national n’a pas tenu compte des certains aspects essentiels lors de l’élaboration de ladite politique en 2013 notamment la résilience climatique et l’adaptation aux contextes provinciaux.
L’intégration de la résilience climatique se résume dans la capacité des communautés à faire face aux effets du changement climatique comme les inondations ou les catastrophes naturelles tout en continuant à vivre dans des environnements sains et durables.
À l’issue de cet atelier, plusieurs recommandations ont été formulées parmi lesquelles l’intégration de la résilience climatique comme priorité, la mise en place d’une base légale forte à travers des édits provinciaux et règlements locaux, l’analyse du rôle des partenaires privés dans l’application de la politique ainsi qu’un accent mis sur l’adaptation du programme aux réalités de chaque milieu.
Il faut dire que le processus de révision de la PoNA se réalisera en trois phases : la consultation des parties prenantes à Kinshasa (niveau national), les consultations des provinciaux à distance et l’organisation des ateliers de collecte des données en provinces ; la collecte des données et la rédaction du livrable (PoNA révisée et intégrant la dimension résilience climatique) ; et l’amendement du rapport par le groupe de travail technique et la finalisation du rapport.
L’atelier a réuni plusieurs acteurs clés parmi eux le ministère sectoriel, les superviseurs de territoire, les experts en environnement, les divisions provinciales du développement durable de la pêche et de l’élevage, la coordination provinciale et urbaine de l’environnement ainsi que des représentants de la société civile.