Dans le territoire de Songololo, un exemple frappant se trouve à proximité du marché transfrontalier de Lufu, entre la République Démocratique du Congo et l’Angola. À quelques mètres de la bifurcation, un parking improvisé a été érigé à l’endroit connu sous le nom de « Rio Lodge », transformant ce site en un véritable point noir pour la circulation. Les opérations de chargement et de déchargement s’y font directement sur la chaussée, ce qui bloque même la voie et expose les usagers non seulement aux embouteillages, mais également à des accidents.
La situation est similaire dans la cité de Kimpese, toujours dans le territoire précité. En plus des parkings officiellement reconnus, d’autres sites de stationnement apparaissent de manière informelle. Des camions poids lourds y stationnent en pleine route pour charger ou décharger des marchandises, réduisant considérablement l’espace de circulation. Souvent, une seule bande reste praticable pendant plusieurs heures, l’autre étant occupée par des remorques garées.
Il est aisé de constater que très souvent, ces pratiques anarchiques qui entravent la fluidité du trafic se font au vu et au su des agents de la circulation routière. Interrogés, certains chauffeurs témoignent payer quelque chose (sans nous préciser le montant ou la nature de ce qu’ils donnent) pour être autorisés à décharger. « À chaque fois que nous devons décharger, nous remettons quelque chose au roulage (agent de la police de la circulation routière, Ndlr) qui nous autorise à décharger », raconte un camionneur.
À cela, il faut également noter la naissance de marchés pirates qui s’installent le long de la route. Les trottoirs sont devenus des lieux de négoce, ce qui, ajouté aux parkings improvisés, réduit davantage les routes et, par ricochet, favorise les embouteillages et la multiplication des accidents. Cette situation est de plus en plus observée au marché Mvuadu, à l’entrée principale de Matadi, en provenance du territoire de Songololo.
Face à cette situation, il est important que les autorités provinciales prennent des mesures conséquentes pour lutter contre ce fléau qui touche les grands centres de consommation de la province. Elles doivent renforcer le contrôle routier et réguler ces endroits de stationnement improvisés. Il est également essentiel de sensibiliser les transporteurs et la population sur les conséquences des stationnements illégaux et de la vente le long de la route.
Le Kongo Central, porte d’entrée et de sortie vers le monde extérieur par la voie maritime, mérite une organisation routière plus rigoureuse et respectueuse des normes pour garantir la sécurité de tous.