Ces mesures font suite à une vague de violences qui a entraîné la mort de quatre personnes, dont trois civils et un policier. De nombreux postes de police ont été incendiés dans la ville, notamment ceux de Kimbangu, Kitsamuna, KM8, Sinaï, Puela et Minkondo. Un véhicule de police a également été détruit dans le secteur de Boma-Bungu.
Conformément aux directives du gouverneur de province, Grâce Nkuanga Mansuangi Bilolo, le commissaire supérieur principal Paul Mwilambwe, le colonel Désiré Blaise Bwiche et le major Zizina Sindani de la Police de Circulation Routière (PCR) ont été rappelés à Matadi. En remplacement, le colonel Tsasa a été désigné pour assumer provisoirement les fonctions de commissaire supérieur principal à Boma.
Un dispositif policier renforcé, composé d’unités venues de Matadi, a été déployé pour appuyer les forces de sécurité locales et stabiliser la situation. L’objectif principal est de rétablir l’ordre public et de protéger la population et leurs biens.
Une colère populaire qui s’intensifie
Ces décisions font suite à de violents affrontements qui ont éclaté dans la matinée de ce jeudi entre la population et les forces de l’ordre, après une nouvelle attaque criminelle dans le quartier KM8. Les habitants, qui accusent la police d’inaction face à l’insécurité, ont manifesté leur colère. Le bilan provisoire de ces affrontements fait état d’au moins quatre morts et de plusieurs blessés par balles.
La ville a été paralysée. Magasins, boutiques, banques, entreprises publiques et privées sont restés fermés toute la journée. Des tirs sporadiques ont été signalés jusqu’à 10 heures du matin, selon les habitants contactés par Kongo Média.
Les autorités ont lancé un appel au calme à la population, avant de réaffirmer leur détermination à lutter contre l’insécurité. Des enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs de ces actes criminels et déterminer les responsabilités dans cette crise sécuritaire sans précédent à Boma.