Dans ce communiqué dont une copie est transmis à Kongo Média, il est précisé que ces menaces prennent plusieurs formes dont les appels téléphoniques anonymes et les publications hostiles sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Son cabinet indique que ces attaques seraient orchestrées par un groupe non identifié qui menacerait la vie du député lors de sa présence à Matadi pour la prochaine rentrée parlementaire.
« Depuis quelques jours, l’honorable député fait l’objet de menaces de mort distillées tant par des appels téléphoniques de personnes inconnues utilisant des numéros masqués qu’à travers les réseaux sociaux. En effet, cette bande d’inciviques révèle sans vergogne qu’un groupe de « Kuluna » serait déjà à l’œuvre pour s’attaquer à sa personne en mettant fin à sa vie, chaque fois que sa présence sera remarquée à Matadi lors de la rentrée parlementaire prévue pour ce 30 septembre 2025 », lit-on dans le communiqué.
C’est pour cette raison que son équipe alerte les responsables des services de sécurité de prendre les dispositions nécessaires pour assurer sa protection. Par ailleurs, le communiqué souligne que ces menaces, répétées, constituent une atteinte grave à la démocratie et à l’État de droit prôné par le Chef de l’État. Elles portent également atteinte au droit d’un parlementaire en entravant l’exercice normal de son mandat.
En outre, le cabinet dénonce une campagne de désinformation et de manipulation orchestrée par certains communicateurs et autorités, destinée à discréditer le député et à ternir son image publique.
« Le cabinet tient à rappeler que l’engagement de l’honorable Charles Nzuzi Khumbi s’inscrit toujours dans la défense des valeurs démocratiques prônées par le parti politique auquel il appartient, qui fait de cette lutte son cheval de bataille depuis plus de trois décennies. Le cabinet exhorte l’opinion à ne pas prêter attention à toute manipulation politicienne de la part de personnes mal intentionnées car sa lutte réside dans la protection et la défense de l’intérêt du peuple congolais dans la recherche du développement intégral et harmonieux du Kongo Central », poursuit le communiqué, avant de solliciter la vigilance des organisations de défense des droits humains, de la société civile ainsi que de la population face à ces atteintes à la démocratie et à la liberté parlementaire.


Il faut souligner que cette situation témoigne de la tension au sein de l’Assemblée provinciale à quelques jours de la rentrée parlementaire de septembre. Entre réorganisation de la majorité parlementaire et intention d’une motion contre l’actuel bureau, la province semble s’acheminer vers une session parlementaire marquée par une crise.




