Interrogé sur le parvis de la cathédrale après l’homélie de Monseigneur Jean-Crispin Kimbeni Ki Kanda, Billy N’tunga a d’emblée insisté sur la nécessité de renouer avec l’histoire glorieuse de la province. Selon lui, le sacrifice des illustres personnalités de l’époque de l’indépendance doit servir de boussole aux leaders d’aujourd’hui.
« Nous qui sommes du Kongo Central, nous devons nous souvenir qu’à l’époque, il y avait de hautes personnalités, des noms illustres qui se sont sacrifiés. Aujourd’hui, nous rencontrons des défis sous plusieurs formes — idéologique, politique ou sur le terrain — et c’est à nous, désormais, de nous approprier cette mémoire-là », a-t-il affirmé avec conviction.
Saluant l’initiative du diocèse de Kisantu d’institutionnaliser cette célébration chaque année, le Rapporteur de l’organe délibérant a souligné la force des symboles culturels ne-kongo pour bâtir une paix durable. Il a évoqué les concepts de « Makuku matatu » (les trois pierres du foyer qui symbolisent l’équilibre et la solidarité entre les entités de la province : Lukaya, Cataractes et Bas-Fleuve) et de « Kinsu ki maté », piliers de la sagesse Kongo, pour évoquer la bonne entente et la cohésion nécessaires pour que la marmite du développement puisse bouillir au bénéfice de tous.
Pour Billy N’tunga, ces valeurs ne sont pas de simples mots, mais des conditions sine qua non du progrès. « Si l’on veut le développement, nous devons impérativement passer par ce devoir de mémoire envers ceux qui se sont battus pour le pays. Il faut que le Kongo Central soit debout. »
En écho à l’homélie de l’évêque, l’élu de Madimba a lancé un appel à l’unité de tous les acteurs de la province, qu’ils soient politiques, religieux ou de la société civile. « C’est un message d’encouragement pour que nous puissions tous travailler main dans la main, afin d’atteindre ce développement tant attendu dans notre province », a-t-il conclu.
Sa sortie médiatique vient renforcer la dynamique d’unité observée lors de cette journée mémorable, marquée par une chaleureuse poignée de main avec le gouverneur de province et d’autres personnalités présentes à la messe.




