Dès l’entame, les Fennecs ont tenté d’imposer leur rythme, menant les débats durant les dix premières minutes. Cependant, la première véritable alerte est venue des Léopards à la 25e minute. Sur un contre éclair mené par Cédric Bakambu, le portier algérien Luca Zidane a dû s’employer pour dévier le ballon en corner. Sur ce coup de pied de coin botté par Théo Bongonda, le défenseur Axel Tuanzebe, plus haut que tout le monde, a vu sa tête frôler le montant droit des cages algériennes.
Au retour des vestiaires, la RDC a montré un visage encore plus conquérant. Multipliant les opportunités nettes, les Congolais ont semblé maîtres de leur sujet face à des Algériens qui paraissaient dépassés par l’impact physique des Léopards.
Pour tenter de forcer le destin et concrétiser cette domination, Sébastien Desabre a multiplié les ajustements tactiques tout au long de la rencontre. Dès la 62e minute, Nathanaël Mbuku a fait son entrée à la place de Meschack Elia, suivi peu après par l’apport technique de Gaël Kakuta et la solidité d’Edo Kayembe, venus suppléer Noah Sadiki et Galaël Mukau à la 69e minute.
Enfin, à l’approche de la fin du temps réglementaire (88e minute), le sélectionneur a injecté de la fraîcheur offensive avec les entrées de Fiston Mayele et Michel-Ange Balikwisha en remplacement de Cédric Bakambu et Théo Bongonda. Un coaching audacieux destiné à faire la différence avant une prolongation qui s’annonçait déjà irrespirable.
Alors que les deux équipes se dirigeaient vers la séance fatidique des tirs au but, le destin a basculé. À la 119e minute, sur une contre-attaque éclair menée contre le cours du jeu, Ramiz Zerrouki a servi idéalement Adil Boulbina. Ce dernier n’a pas tremblé pour ajuster le gardien congolais, scellant ainsi le sort de la rencontre.
Un dénouement cruel pour une équipe de la RDC qui aura dominé l’essentiel de la partie, mais qui paye cash son manque de finition. L’Algérie file en quarts de finale, tandis que les Léopards quittent la compétition la tête haute, mais avec d’immenses regrets.




