L’Afrique retiendra son souffle ce week-end. Le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat sera le théâtre de la finale de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations entre les Lions de l’Atlas et les Lions de la Teranga. Une finale qui oppose non seulement les deux meilleures nations du continent sur le papier, mais aussi deux philosophies de jeu qui ont fait leurs preuves lors du dernier carré.
Le Maroc au bout du suspense
Poussé par un public en ébullition, le Maroc a dû puiser dans ses retranchements pour écarter le Nigéria mercredi soir. Dans un choc d’une intensité rare (0-0), les hommes de Walid Regragui ont fait preuve d’une solidité mentale exemplaire. Malgré les assauts de Lookman et la menace permanente de Victor Osimhen, la défense marocaine n’a pas rompu.
C’est une nouvelle fois dans l’exercice fatidique des tirs au but que le destin a choisi son camp. Yassine Bounou, véritable rempart national, a rappelé pourquoi il était l’un des meilleurs gardiens au monde en stoppant deux tentatives nigérianes (0-0, 4-2 aux t.a.b.). Portés par un Brahim Diaz étincelant et un Achraf Hakimi infatigable, les Marocains s’offrent la finale dont tout un peuple rêvait à domicile.
Le Sénégal, l’efficacité des champions
Plus tôt dans la soirée, le Sénégal avait validé son ticket face à son rival historique, l’Égypte. Dans un remake des finales passées, les hommes de Pape Thiaw ont dû faire sauter le verrou des Pharaons. Si la rencontre a longtemps été fermée, le salut est venu de l’éternel Sadio Mané. D’une frappe chirurgicale à la 78e minute, l’attaquant vedette a délivré les siens (1-0).
Cependant, cette qualification a un goût amer pour le staff sénégalais. Les Lions devront composer sans deux piliers pour la finale : le capitaine Kalidou Koulibaly (blessé et suspendu) et le milieu Habib Diarra, également suspendu. Un handicap de taille face à l’armada offensive marocaine.
D’un côté, le Maroc veut transformer l’essai de sa Coupe du Monde 2022 et soulever le trophée sur ses terres pour la première fois depuis 1976. De l’autre, le Sénégal de Sadio Mané cherche à asseoir sa domination sur le continent en décrochant une deuxième étoile.
« Nous savons que ce sera difficile, surtout sans Kalidou, mais ce groupe a du cœur », a confié Pape Thiaw en conférence de presse. Côté marocain, Walid Regragui reste prudent. « Le Sénégal est le champion en titre dans l’esprit de beaucoup. À nous de montrer que la maison appartient aux Lions de l’Atlas. »




