Le bureau de renseignement de la police d’Inkisi était de nouveau submergé, mercredi 21 janvier dernier, par une deuxième vague de personnes en provenance de l’Angola. Onze individus, essentiellement des hommes, ont été recensés. Parmi eux, quelques-uns portaient encore de petits sacs contenant leurs effets personnels contenant de simples pantalons et chemises.
D’après leurs récits, certains ont été arrêtés à Luanda, d’autres dans des provinces où ils étaient installés depuis plus de cinq ans dans l’irrégularité, ont-ils reconnu. Ils s’étaient rendus dans ce pays voisin pour le commerce ou l’exploitation minière.
Cette nouvelle vague est composée, pour l’essentiel, de ressortissants de l’ancienne province du Bandundu. Ce qui suscite le plus de curiosité, c’est leur affirmation d’être entrés par la frontière de Kimpangu (territoire de Mbanza-Ngungu), avant de longer la frontière jusqu’à Kingamakuni (territoire de Kimvula), un coin autrefois exposé aux incursions dévastatrices de la milice Mobondo, en passant par Kindompolo (territoire de Madimba).
Ont-ils été dûment identifiés par les services compétents lors de ce qui semble devenir un véritable pèlerinage ? D’autres interrogations subsistent : du côté angolais, pourquoi n’a-t-on pas également refoulé de femmes, comme le font le Congo-Brazzaville ou d’autres pays lors de procédures similaires ? Ces questions fondamentales méritent d’être posées, non seulement pour confirmer leur nationalité congolaise, mais aussi pour approfondir les interrogatoires.
Pour rappel, la semaine dernière, six hommes sont arrivés d’Angola par la frontière du territoire de Kimvula. C’est à l’étape de Kinkosi Luidi que ce groupe a été intercepté avant d’être acheminé à Inkisi.




