Face à cette situation, le ministre provincial de la Santé, Ovide Yobila, a alerté la population ce lundi 2 février lors d’une communication sur la situation épidémiologique de la province. Selon les données présentées, 351 nouveaux cas de rougeole ont déjà été enregistrés depuis le début de l’année 2026. Ces cas sont répartis dans 10 zones de santé sur les 36 que compte la province. À ce jour, cinq décès ont été signalés.
Le ministre a annoncé le renforcement des actions de riposte en collaboration avec le ministère national de la Santé, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les équipes de terrain. Les stratégies prévues comprennent le renforcement de la surveillance épidémiologique, une meilleure prise en charge des malades dans les structures de santé et l’organisation de campagnes de vaccination intensives.
L’autorité provinciale appelle à une mobilisation générale, affirmant que seule une action collective pourra freiner la propagation du virus.
« Nous demandons aux parents de conduire rapidement les enfants de 0 à 23 mois dans un centre de santé pour la vaccination, ou pour une consultation dès l’apparition de signes tels que la fièvre, les éruptions cutanées, la toux, la rougeur des yeux ou l’écoulement nasal. Nous déconseillons l’automédication et toute pratique pouvant aggraver la maladie », a-t-il souligné.
Le ministre provincial a également rappelé le bilan de l’année 2025, durant laquelle 479 cas de rougeole avaient été enregistrés dans 28 zones de santé, causant 5 décès. Sur 192 échantillons analysés l’an dernier, 96 avaient été confirmés positifs.
Rappel sur la transmission et les symptômesPour rappel, la rougeole se transmet par l’air (toux, éternuements, parole). Au début, elle ressemble à une forte grippe : fièvre, toux, nez qui coule, yeux rouges et fatigue. Quelques jours plus tard, des éruptions cutanées apparaissent, d’abord sur le visage puis sur l’ensemble du corps.
La rougeole peut entraîner des complications graves (pneumonie, diarrhée sévère, infections auriculaires ou atteintes cérébrales) qui, chez les jeunes enfants fragiles, peuvent être fatales.




