Les échanges ont essentiellement porté sur la mise en œuvre des engagements pris lors des discussions de Washington et de Doha, destinés à favoriser le progrès et la stabilisation dans l’Est de la RDC, en proie à une insécurité persistante. À l’issue de l’audience, Jean-Pierre Lacroix a réaffirmé la disponibilité totale de la MONUSCO à accompagner les efforts du Gouvernement congolais.
« Nous avons parlé de la mise en œuvre des engagements qui ont été pris à Washington et à Doha, lesquels doivent amener le progrès et la stabilisation à l’Est du Congo. Nous l’espérons fortement. Nous avons dit à Madame la Première ministre que la MONUSCO est prête à jouer tout son rôle, en commençant le plus vite possible, pour soutenir les efforts en vue d’un cessez-le-feu, d’abord à Uvira, puis progressivement dans le reste de la zone affectée par la situation actuelle », a-t-il déclaré.
Le responsable onusien a également indiqué que des dispositions concrètes sont déjà en cours pour rendre opérationnel ce soutien. « Nous avons des plans pour opérationnaliser le plus vite possible l’appui au cessez-le-feu et aux autres engagements pris à Washington. Nous sommes mandatés par le Conseil de sécurité pour soutenir ces recommandations. C’était le message principal que nous avons partagé avec la Première ministre », a-t-il précisé.
Abordant la question du retour de l’autorité de l’État sur l’ensemble du pays, Jean-Pierre Lacroix a insisté sur son caractère essentiel pour une paix durable. « Le retour de la présence de l’État sur l’ensemble de l’Est du Congo est absolument fondamental. Le M23 s’est retiré d’Uvira dans un premier temps. Des efforts sont en cours, et les membres du Gouvernement y travaillent activement », a-t-il souligné.
Les recommandations issues des processus de Washington et de Doha mettent l’accent sur plusieurs axes prioritaires, notamment le respect strict du cessez-le-feu, le retrait des groupes armés des zones occupées, la protection des civils, le renforcement de la coopération régionale ainsi que le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans les territoires affectés par l’insécurité ; cela conformément au deuxième pilier du Programme d’actions gouvernemental relatif à la protection du territoire national et à la sécurisation de tous les citoyens.




