Il est aux environs de 22 heures lorsque l’obscurité du podium laisse place à une silhouette scrutée par des milliers de regards. Fidèle à sa réputation de dandy de la rumba congolaise, Gally Garvey fait son apparition dans un costume blanc impeccable, contrastant avec un pantalon de tissu noir et des lunettes fumées. Une allure soignée qui annonce d’emblée la couleur : la soirée sera chic et électrique.
Dès les premières secondes, l’artiste prend le pouls de la ville portuaire. « Bana Matadi, to tondisi bor oyo » (Chers matadiens, enfin nous avons fait le plein !), lance-t-il, le sourire aux lèvres, déclenchant une explosion de joie dans l’assistance.
L’artiste a choisi d’ouvrir le bal avec le titre « Chibia », suivi immédiatement de « Nazali ». Le choix s’avère payant avec une communication instantanée. Ce n’est plus seulement Gally Garvey qui chante, mais une chorale de milliers de voix qui lui répond à chaque introduction de morceau.
Entre deux notes, le chanteur n’hésite pas à flatter son public en mettant l’accent sur la beauté des femmes locales. « Matadi, les filles, vous êtes belles ce soir. Je ne savais pas que Matadi avait d’aussi belles filles. Je vous assure qu’à tous les célibataires présents ici, personne ne sortira célibataire ! »
La soirée s’est poursuivie sur un rythme soutenu avec l’enchaînement de ses plus grands succès tels que « Je sais », « Sorcellerie », « Botika ngai » et l’incontournable « Iye ».
Avant de laisser la place à son animateur Zamunda pour une séquence d’animation endiablée, Gally Garvey a une dernière fois testé la température romantique de la salle. « Est-ce qu’il y a des amoureux ici ? ». Une question rhétorique tant l’alchimie entre l’artiste et ses fans a transformé l’Hôtel Ledya en un véritable temple de la musique urbaine congolaise.
Après plus d’une heure et demie de show, l’artiste a clos sa prestation en adressant des remerciements appuyés au producteur Eddy Masela, propriétaire de la Team BBM Production, ainsi qu’à l’ensemble de son équipe pour la réussite de cet événement.
Matadi a une nouvelle fois prouvé qu’elle reste une étape incontournable pour les grands noms de la scène actuelle, et Gally Garvey, qu’il est bel et bien le nouveau maître des cœurs.
Album photo de “Tychique Photography“
















