La nouvelle est tombée mercredi par voie de communiqué du rectorat de cet Alma mater. Le titulaire du cours de Médecine Traditionnelle, en troisième doctorat, a été pris en flagrant délit de monnayage. Selon le communiqué, l’enseignant conditionnait le dépôt des travaux pratiques des étudiants au paiement d’une somme de 15 000 francs congolais.
Face à cette violation flagrante des règles déontologiques, la réaction du comité de gestion ne s’est pas fait attendre : retrait de sa charge horaire, interdiction d’accès au site et expulsion immédiate du Guest house de l’université.
Dans une démarche de responsabilisation, le Recteur a également prononcé la suspension du Chef de promotion et de son adjoint. Ces derniers, censés être les courroies de transmission entre l’administration et les étudiants, se retrouvent sanctionnés pour leur implication ou leur silence complice dans ce système de perception illicite qui gangrène parfois les milieux universitaires.
Pour le Professeur Ordinaire Germain Kuna Maba Mambuku, cette décision n’est pas seulement une sanction, mais un acte de sauvegarde de l’image de l’U.K. Le communiqué rappelle avec fermeté la vision de l’établissement. « L’Université Kongo ne tolère aucune pratique contraire à l’éthique de l’enseignement, à l’intégrité académique et aux valeurs de probité, d’excellence et de justice qui fondent son action. »

Cette affaire sonne comme un avertissement pour l’ensemble du corps académique et scientifique. En invitant la communauté universitaire à dénoncer systématiquement de tels abus, le Rectorat espère transformer cet incident en un levier de moralisation durable. Reste désormais à savoir si cet exemple suffira à éradiquer définitivement les « frais invisibles » qui pèsent sur le portefeuille des étudiants.




