Initialement prévue pour durer trois mois, la réhabilitation de la route Saïco piétine. Un an plus tard, du 26 février 2025 au 26 février 2026, le constat reste alarmant car le projet est loin d’être achevé et la majeure partie du tronçon demeure impraticable, seule une petite portion ayant été bétonnée. Pour les riverains, la déception est à la mesure du sacrifice, beaucoup ayant vu leurs commerces détruits pour permettre une exécution qui se fait toujours attendre.
« C’est étonnant de constater qu’une route d’à peine un petit trajet prenne autant de temps à l’État pour son exécution. Une année pour une route dont la durée prévue était de trois mois ! », s’exclame un habitant de Saïco qui estime que cette lenteur ternit l’image du gouvernement provincial.
Contacté par la rédaction de Kongo Média, le conseiller en communication du gouverneur, Martin Solo, a affirmé que les travaux vont reprendre dans les jours à venir. « Il n’y a pas d’arrêt des travaux, ils vont se poursuivre normalement. En même temps, il faut retenir que la Province finance plusieurs chantiers et, à chaque fois, il faut trouver des moyens pour chacun d’eux. Les travaux vont se poursuivre dans quelques jours », a-t-il dit.
Route Saïco, victime des clivages politiques ?
D’autres observateurs estiment que la lenteur d’exécution de ces travaux serait la conséquence des clivages politiques entre le gouverneur de province et les élus provinciaux de Boma, avec qui les relations ne seraient plus au beau fixe. Impuissante, la population ne fait que subir.
À ce sujet, Martin Solo souligné que « s’aligner comme opposant aux actes posés par le gouverneur, c’est travailler contre la population. Il est nécessaire que les élus provinciaux accompagnent l’action du gouverneur de province. »
Malgré plusieurs tentatives de reprise des travaux, aucun progrès significatif n’a été observé, laissant la population dans l’incertitude et la frustration. La dernière reprise a eu lieu à la veille du Nouvel An : quelques jours de travaux ont suffi avant que les engins de l’Agence des Travaux Publics du Kongo-Central (ATPKC) ne soient plus perçus, et ce, sans aucune communication sur la suite réservée à ce chantier.




