La mesure a été officialisée par une correspondance signée le 25 février à Matadi par la directrice de cabinet du gouverneur, Anne-Marie Tsasa Mbuzi. Cette directive enjoint les membres du gouvernement provincial de restructurer immédiatement leurs équipes respectives pour limiter l’impact sur le budget public.
Cette décision s’appuie sur les conclusions d’une mission de contrôle de l’IGF ainsi que sur le cadre légal régissant les provinces. « L’Autorité de province me charge de vous demander instamment de revoir, avant le 1er mars 2026, la composition de vos cabinets respectifs. Ceux-ci ne doivent pas dépasser l’effectif de 20 personnes, quel que soit le nombre de portefeuilles qui vous sont attribués. »
Elle souligne que cette mesure vise à répondre aux observations de l’IGF et à respecter la loi n° 08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces, telle que modifiée par la loi n° 13/008 du 22 janvier 2013.
Il faut dire que cette décision vise à harmoniser l’organisation administrative et réduire drastiquement les charges de fonctionnement de la province. En imposant ce plafond strict, indépendamment du nombre de ministères gérés par un seul ministre, le gouverneur Bilolo entend instaurer une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.
Toutefois, cette mesure est saluée par de nombreux observateurs comme une étape importante dans la volonté de l’exécutif provincial de renforcer la discipline administrative, la transparence et la redevabilité au sein du Kongo Central. Ils estiment que cette décision doit s’étendre également au gouvernement provincial, où l’on assiste à une pléthore d’agents.




