Plusieurs personnalités ont pris part à ces échanges, notamment l’autorité urbaine de Boma, Me Claudelle Phemba Kiadi, les deux députés nationaux élus de Boma, ainsi que la notabilité locale et diverses autorités politico-administratives.
Les travaux se sont déroulés en deux séquences distinctes : le matin, une séance technique avec les responsables administratifs et les services de la mairie ; l’après-midi, un échange élargi avec la société civile, les ONG et d’autres structures locales. L’objectif principal était de faire le point sur l’état d’avancement du projet, d’évaluer l’impact des actions déjà engagées et de mesurer l’écho du programme auprès de la population de Boma.
Au cours de ses interventions, la Directrice générale de l’ANAT est revenue sur les aspects financiers et techniques du projet. « Le prêt a été contracté, le décaissement effectué et les premières dépenses déjà engagées. Le mécanisme de financement, notamment le prêt, est orienté vers des actions concrètes de développement urbain. »
Elle a rappelé que l’ANAT assure la maîtrise d’ouvrage déléguée, mission qui lui a été confiée par le Ministère national de l’Aménagement du Territoire. « Que ceux qui ont été sélectionnés pour la poursuite des études gagnent du temps afin que les choses aillent vite. »
Le projet “Boma Ville Durable” accorde une place centrale à l’analyse et à la résilience face aux effets du changement climatique, notamment la lutte contre l’érosion, les bouleversements environnementaux et la stabilisation des berges après le curage de la rivière Kalamu.
D’autres aspects ont été évoqués lors de ces séances de travail avec la réhabilitation de la mairie et des communes, sans oublier le renforcement des capacités du personnel, incluant l’acquisition d’équipements adaptés. Ces actions visent à protéger durablement la ville contre les aléas climatiques tout en améliorant le cadre de vie des habitants.
Les échanges ont également insisté sur la participation citoyenne comme facteur clé de réussite. Cela passe par un changement des mentalités, la lutte contre les antivaleurs et autres vices.
« Rien ne peut se faire ni se dire sans l’appropriation du projet par la population locale. Aucun développement durable ne peut être effectif sans l’implication active des Bomatraciens, qui en sont les premiers bénéficiaires », a-t-elle conclu.
À travers cette série de consultations, l’ANAT réaffirme sa volonté de conduire un projet structurant, inclusif et résilient, destiné à faire de Boma une ville moderne, mieux organisée et adaptée aux défis climatiques actuels et futurs.




