C’est un cinéma en plein air qui va vers le public et, aujourd’hui, ça devient un programme de référence parce que, tout simplement, on n’a pas de salles de cinéma qui projettent ou qui font la promotion de nos propres films ou du cinéma local, a annoncé Henoc Kiyombo à l’issue de la projection du film “Cœur d’Afrique” de Tshoper Kabambi, qui a reçu un tonnerre d’applaudissements du public de Matadi, de plus en plus rué vers le monde cinématographique. Désormais, il y aura des soirées de cinémas congolais, de cinémas africains, dans les quartiers et recoins de la ville de Matadi, rassure-t-il.
« C’est une soirée qui ne s’est jamais faite à Matadi. C’est une initiative nouvelle et même si nous allons recevoir deux Matadiens, pour nous, ça va être un bonheur irrésistible ; la réalité, le public a répondu présent. C’est la première fois qu’on découvre le public de cette ville, et du fait qu’ils ont accueilli ce film, ce projet, ça nous encourage à revenir autant de fois », a expliqué Henoc Kiyombo.
Il ajoute : « Aujourd’hui, le projet est en train de s’étendre sur l’ensemble du pays et Matadi, aujourd’hui, est une nouvelle conquête. L’idée est que “Ciné sous les étoiles” vient servir le cinéma congolais dans des lieux où il n’y a pas de salles de cinéma. »

Des initiatives de projections de cinémas « morts-nés » ici à Matadi ?
« Nous sommes bien informés de cette réalité et nous sommes là, pas en tant que concurrents, mais en tant que collaborateurs avec des réalisateurs porteurs de films. Aussi, ceux qui n’ont jamais sorti leur film, nous sommes là pour des réalisateurs et producteurs qui détiennent des films dans les tiroirs. Nous sommes là pour les faire découvrir au public de Matadi », rassure-t-il.
Corthez Nzau, l’un des participants, estime que le film l’a permis d’enrichir ses connaissances en termes d’histoire d’Afrique, mais aussi le permet d’avoir encore le goût du cinéma africain. « Que l’État congolais accompagne ce genre d’initiatives », exhorte-t-il.
La soirée a attiré aussi un public féminin. C’est le cas d’Emmanuella Bilepo, qui a salué l’idée de voir des films projetés sur écran géant. « C’est une première pour moi d’assister à une telle soirée. Ça m’a permis de me divertir, car le loisir est aussi important. Moi et ma copine, nous avons passé de beaux moments et je souhaite que de telles initiatives soient continuelles, même chaque week-end. »




















Une expérience pour d’autres cinéastes
Pour Landrine Kumbu, qui est déjà dans la profession de cinéaste, le film a été inspirant sur plusieurs points dans la réalisation. Avec un excellent travail du réalisateur Tshoper Kabambi. « La qualité d’images, les séquences m’ont fortement inspiré, c’était wooah. Vous allez croire que c’est un film réalisé par un Américain alors que c’est l’un de nous, un Congolais, ça me réjouit vraiment et, pour moi, c’est vraiment un exemple à suivre. S’adapter, apprendre et faire des recherches. Il m’inspire déjà, mais pour aujourd’hui, c’était un pas de plus. » Elle appelle les jeunes passionnés du cinéma à enlever la peur et à rester avec ceux qui peuvent inspirer, et que ce genre d’initiative inspire plus les jeunes talents.
Il faut dire que le projet “Ciné sous les étoiles” prévoit plusieurs projections à Matadi et dans tout le Kongo Central.




