Radio

Kasangulu : des responsabilités seront établies après les affrontements entre la police et les étudiants de l’ISTA/Kasangulu

Le conseil de sécurité local du territoire de Kasangulu s’est réuni autour de l’Administrateur du territoire de Kasangulu Isabelle Nkusu Ntemo, mercredi 13 avril, en présence du député national Belly Mampa, du député provincial Papy Mambo, les membres du comité de gestion ainsi que le comité des étudiants de l’ISTA/Kasangulu. Au menu de cette longue […]

Le conseil de sécurité local du territoire de Kasangulu s’est réuni autour de l’Administrateur du territoire de Kasangulu Isabelle Nkusu Ntemo, mercredi 13 avril, en présence du député national Belly Mampa, du député provincial Papy Mambo, les membres du comité de gestion ainsi que le comité des étudiants de l’ISTA/Kasangulu.

Au menu de cette longue réunion qui a duré près de cinq heures, la situation ayant conduit aux heurts violents entre les éléments des forces de l’ordre et les étudiants de l’Institut supérieur des techniques appliqués. Au sortir de cette réunion, l’élu national de la circonscription de Kasangulu Belly Mampa, a indiqué que les responsabilités seront établies afin de sanctionner les auteurs de ces actes avant de déplorer des dégâts matériels constatés.

« Nous avons décidé que l’on puisse établir les responsabilités des uns et des autres et les auteurs devront être punis. Kasangulu est une terre de paix et nous ne voulons pas de violences. Avant tout, nous avons déploré les dégâts humains et matériels constatés sur place », a déclaré Belly Mampa.

Pour l’élu de Kasangulu, il est inacceptable que la route nationale (RN1) soit bloquée pendant des heures : « une heure et dix minutes, c’est un manque à gagner considérable pour notre pays. A l’avenir nous éviterons cela car pouvait bien l’éviter ».

Il a fustigé l’attitude du comité de gestion de l’ISTA/Kasangulu qui pouvait éviter ce dérapage ayant paralysé des activités quotidiennes de la cité. Dans la foulée, Belly Mampa a indiqué que l’ISTA/Kasangulu ne sera pas fermé compte tenu de ses potentialités naturelles et de sa formation fournie pour la jeunesse.

« Penser à la fermeture de l’ISTA/Kasangulu c’est quelque chose à décourager et à ne pas accepter. C’est un institut que nous avons reçu au prix de beaucoup de sacrifices ça doit continuer pour la formation de nos frères et sœurs », a-t-il conclu.

De son côté, le député provincial Papy Mambo comité de gestion parle d’une main noire relativisant que les étudiants ont été manipulés ce, avant de saluer le courage de l’Administrateur du Territoire de Kasangulu qui a permis de comprendre le contour du dossier.

« Il y a eu une main noire derrière ce dossier. Les étudiants ont été manipulés par des personnes mal intentionnées qui en veulent au Directeur général. Nous avons échangé avec le comité de gestion et nous avons senti qu’il y avait des problèmes qu’ils n’ont pas pu gérer à leur niveau. Nous avons demandé au comité de gestion d’être uni et de parler un même langage afin de convaincre les étudiants », a déclaré Papy Mambo.

Pour rappel, le mardi 12 avril les étudiants de l’ISTA/Kasangulu étaient descendus dans la rue pour manifester contre la hausse des frais académiques. Sept étudiants ont été grièvement blessés dont 2 touchés par balles et des dégâts matériels importants enregistrés notamment la destruction de la jeep du député Papy Mambo qui était présent pour calmer la situation.

Frédéric Nkedi

Articles similaires

Fabrice Goyo Sengo Sengo Kaniki dénonce l’indiscipline policière après la mort de deux adeptes du BDK à Kinshasa

Le climat est à l’indignation au sein du mouvement Bundu Dia Kongo (BDK) et de son aile politique, Bundu Dia Mayala (BDM). Suite au décès de deux adeptes survenu le 4 janvier dernier à Kinshasa, Fabrice Goyo Sengo Sengo Kaniki, cadre influent du mouvement, est monté au créneau pour exiger justice et appeler les membres au calme.

CAN 2025 : cruelle élimination pour les Léopards de la RDC face à l’Algérie

Le rêve s’arrête en huitièmes de finale pour la République Démocratique du Congo. Au terme d’un match héroïque, mais marqué par un manque de réalisme, les hommes de Sébastien Desabre ont été éliminés par l’Algérie (1-0) après prolongations au stade Moulay Hassan.

L’ambassadrice de Belgique en RDC entame une visite de travail d’une semaine au Kongo Central

L’ambassadrice du Royaume de Belgique en République démocratique du Congo, Roxane de Bilderling, est arrivée ce mardi 6 janvier à Matadi, dans le Kongo-Central, pour une visite de travail d’une semaine.

À Kinshasa : la célébration de la journée du 4 janvier par le BDM/BDK se termine par une tragédie

Des délégations venues du Kongo Central et du Cabinda (Angola) se sont retrouvées sur le terrain situé au quartier 3 de la commune de Ndjili, à Kinshasa, pour commémorer la Journée du 4 janvier dédiée aux martyrs de l’indépendance. La journée s’est mal terminée après une incompréhension entre les adeptes et un policier.

Kisantu : « un peuple sans mémoire est destiné à la disparition », prévient Mgr Jean-Crispin Kimbeni lors de la messe pour la paix et le développement en mémoire des Martyrs de l’indépendance

À l’occasion de la commémoration des Martyrs de l’indépendance, célébrée chaque 4 janvier, la cathédrale Notre-Dame des Sept Douleurs de Kisantu a servi de cadre ce samedi 3 janvier à une célébration eucharistique de haute portée historique. Dans son homélie, l’Évêque du diocèse de Kisantu, Monseigneur Jean-Crispin Kimbeni Ki Kanda, a lancé un appel à la conscience collective, plaçant la terre du Kongo Central au cœur de l’identité et du développement de la nation.

Une messe pour la paix et la mémoire des Martyrs de l’indépendance réunit le gotha du Kongo Central dans la cathédrale Notre-Dame des Sept Douleurs de Kisantu

À l’occasion de la commémoration des Martyrs de l’indépendance, le diocèse de Kisantu vibre, ce samedi 03 janvier, au rythme d’une célébration eucharistique placée sous le signe de la paix et du développement. Entre recueillement et devoir de mémoire, les autorités provinciales et les fidèles rendent hommage à ceux qui ont versé leur sang pour la souveraineté nationale, particulièrement les fils et filles de la Lukaya.