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Kongo Central : les femmes Ne Kongo dénoncent les viols et autres exactions sur la population de Muanda

Les femmes Ne Kongo ASBL, par la voix de son initiatrice, Me Belinda Luntadila Nzuzi, appuient la dénonciation des actes de viols et autres exactions dont sont victimes les femmes de la cité côtière de Muanda dans la province du Kongo Central. Ces femmes ont exprimé leur ras-le-bol, à travers une marche pacifique, le vendredi […]

Les femmes Ne Kongo ASBL, par la voix de son initiatrice, Me Belinda Luntadila Nzuzi, appuient la dénonciation des actes de viols et autres exactions dont sont victimes les femmes de la cité côtière de Muanda dans la province du Kongo Central.

Ces femmes ont exprimé leur ras-le-bol, à travers une marche pacifique, le vendredi 10 février, pour dénoncer ces actes qui n’honorent pas la gente féminine et encore moins les valeurs Kongo.

Au cours de cette marche, elles ont fait passer un message très interpellateur pour des cas qui méritent une éradication totale. Mémorandum en mains, elles ne sont pas allées par quatre chemins pour fustiger cette forme d’exaction qui a élu domicile la cité côtière.

D’après Pauline Kwangu Mbenza, l’une des organisatrices de cette activité, les inciviques s’octroient le luxe de visiter les paisibles citoyens et violer les femmes.

« Par rapport aux comportements des inciviques qui ne cessent de nous visiter dans nos maisons et après avoir visiter, ils ne s’arrêtent pas par là, ils passent à l’action pour violer. Ce sont des actes que nous voulons décourager », a déclaré Pauline Kwangu Mbenza dans un ton ferme.

Elle a poursuivi que cette situation est relative au manque d’électricité dans la cité de Muanda qui profite aux inciviques pour perturber au quotidien la paix et harceler sexuellement les femmes de cette partie de la province. Elle sollicite l’implication des autorités Politico-administratives de cette entité de prendre des décisions en collaboration avec tous les services de tutelle.

« Nous voulons que nous soyons dans la lumière car dit-on l’obscurité, c’est l’insécurité. Raison pour laquelle nous sommes venues devant vous étant autorités locales, c’est vous qui avez le pouvoir de nous protéger et de prendre des décisions en collaboration avec tous les services de tutelle parce que nous sentons l’absence du service des affaires sociales, de genre, famille et enfants ainsi que celui des droits humains qui ne se font pas sentir sur terrain. Nous les mamans, sommes déterminées, nous voulons la paix rien que la paix, rien que la paix dans notre territoire », a-t-elle fait savoir.

Après ces mots, toutes les femmes présentes à cette marche ont crié haut et fort devant les autorités locales « Nous voulons la paix, la paix, la paix et nous disons, zéro violence, zéro crime dans notre territoire ».

L’Administrateur du Territoire de Muanda, Amina Panda, a rassuré les femmes Ne Kongo qu’elle est de coeur avec elles et qu’elle demeure porte voix auprès des autorités d’autant plus que la sécurité, reste une affaire de tous.

« Chères mamans, nous vous remercions de votre démarche. Sachez que je suis votre porte voix auprès des autorités et nous sommes de coeur avec vous car la sécurité est une affaire de tous”, a souligné Amina Panda.

A noter que la cité côtière de Muanda, non électrifiée jusque-là, fait face à une insécurité grave. Plusieurs ménages sont visités et des femmes violées par des inciviques qui profitent de l’obscurité pour imposer leur loi.

Frédéric Nkedi

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