Radio

Campagne électorale en RDC : comme si de rien n’était à Seke-Banza

Cela fait pratiquement 11 jours depuis que la campagne électorale a été lancée sur l’ensemble du territoire national. Dans la circonscription électorale de Seke-Banza, dans le Kongo Central, il s’observe un silence comme si de rien n’était. Des candidats ont du fil à retordre pour marquer leur présence sur terrain. Il est pratiquement 16 heures […]

Cela fait pratiquement 11 jours depuis que la campagne électorale a été lancée sur l’ensemble du territoire national. Dans la circonscription électorale de Seke-Banza, dans le Kongo Central, il s’observe un silence comme si de rien n’était. Des candidats ont du fil à retordre pour marquer leur présence sur terrain.

Il est pratiquement 16 heures vers le rond-point de Kinzau-Mvuete, quelques affiches des candidats sont visibles, mais pas d’engouement à la plus grande cité du territoire. Ici, aucune visibilité en termes d’actions des candidats sur terrain. La population s’interroge sur la campagne menée par les candidats.

« Depuis le 19 novembre, je ne sens rien de concret sauf quelques affiches que je vois en route et ce n’est pas aussi nombreux. Personnellement, je me demande si vraiment nous sommes en campagne électorale ou pas puisqu’ici à Kinzau-Mvuete il n’y a absolument rien », a dit un motocycliste trouvé au parking.

Contacté à ce sujet, Roger Manuana, candidat à la députation provinciale pour la deuxième fois, estime que dans le temps il régnait un engouement sans précédent en période, ce qui n’est pas le cas pour le moment. Il relève que l’une des raisons est le manque de financement des partis politiques.

« C’est un phénomène nouveau que nous sommes en train de vivre. C’est pour ma deuxième fois que je tente ma chance au niveau provincial. Aux élections de 2006, 2011 et 2018, il y avait vraiment engouement. La plupart de candidats attendent de leur parti de l’argent. Ils trouvent qu’ils n’ont pas assez de moyens pour affronter cette campagne. C’est pourquoi ils sont entrain de tenter la chance auprès de leurs chefs de parti pour qu’ils puissent envoyer de l’argent afin de faire cette campagne », dit-il.

Le candidat Roger Manuana souligne que ce faible engouement durant ces premiers jours est aussi une stratégie pour d’autres candidats qui attendent simplement la dernière semaine pour battre campagne car limitée par les moyens.

Il faut noter qu’à la députation nationale, la circonscription de Seke-Banza présente 57 candidatures pour un siège et 147 candidatures pour deux sièges à la députation provinciale.

Reagan Nsiese

Articles similaires

Luozi : Néfertiti Ngudianza intensifie son soutien à l’éducation et rend hommage à Ne Muanda Nsemi

La sénatrice Néfertiti Ngudianza Bayokisa Kisula, présidente du parti Congolais Acquis au Progrès (CAP) et de la Fondation Ngudianza, s'est rendue dans le territoire de Luozi profond du 28 au 30 août 2025. Elle était accompagnée de membres de sa fondation, du parti CAP et de Junior Mabaro, membre influent du CAP.

RDC : le gouverneur Grâce Bilolo participe au deuxième congrès extraordinaire de l’Union sacrée de la nation

Le gouverneur du Kongo Central, Grâce Nkuanga Mansuangi Bilolo, a pris part ce samedi 30 août 2025 au deuxième congrès extraordinaire de l'Union Sacrée de la Nation (USN). Organisée au centre culturel des pays africains à Kinshasa, capitale de la RDC, cette rencontre était placée sous le thème « Tous unis, écrivons l'histoire glorieuse de notre pays » et présidée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi.

Insécurité à Boma : la suspension des chefs de police confirme la proposition de Me Clinton Bamana

Trois mois avant la suspension de hauts responsables de la police à Boma, la Fondation Clinton Bamana avait déjà tiré la sonnette d’alarme. En mai 2025, face à la montée inquiétante de l’insécurité, la fondation avait mis en lumière de possibles complicités au sein des services de sécurité. L’analyse de Me Clinton Bamana, président de fondation, trouve aujourd’hui une confirmation nette dans la décision prise par le gouverneur de province.

L’administrateur du territoire de Kasangulu allergique à l’environnement ?

L’administrateur du territoire de Kasangulu est critiqué pour son inaction face au déboisement d'un espace vert derrière son bureau. Les arbres sont coupés pour alimenter les fours des boulangers et des briqueteries, un acte qui soulève des questions sur son engagement et sa capacité à protéger l'environnement et les biens publics.

Au-delà de la répression, la nécessité d’une justice pour Boma qui doit se reconstruire (Édito)

Si les mesures sécuritaires prises après les violences du 28 août à Boma étaient nécessaires, elles demeurent insuffisantes. À travers cette analyse, la rédaction appelle les autorités à privilégier l’écoute, la transparence et la réconciliation afin de restaurer la confiance entre la population et l’État et d’ouvrir la voie à une paix durable.

Des hauts responsables de la police rappelés à Matadi après les violences meurtrières à Boma

Un conseil de sécurité d'urgence s'est tenu ce jeudi 26 août 2025 à la mairie de Boma, après les violences qui ont plongé la ville portuaire dans le chaos en début de journée. Présidée par le ministre provincial de l'Intérieur du Kongo Central, la réunion a conduit à des décisions fortes, dont le rappel à Matadi de plusieurs hauts responsables de la police.