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Matadi : condamné à cinq ans de prison, le policier André Mapatikala va faire appel

La tribunal militaire garnison de Matadi a rendu son verdict jeudi 10 octobre, dans l’affaire des tirs contre une manifestation d’élèves à Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central. L’agent de police principal André Mapatikala Yuma, commis à la garde du Maire de Matadi a été condamné à cinq de servitude pénale principale pour […]

La tribunal militaire garnison de Matadi a rendu son verdict jeudi 10 octobre, dans l’affaire des tirs contre une manifestation d’élèves à Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central. L’agent de police principal André Mapatikala Yuma, commis à la garde du Maire de Matadi a été condamné à cinq de servitude pénale principale pour violation des consignes et dissipation des munitions de guerre.

Faisant application de l’article 5 du code pénal militaire, le tribunal l’a condamné à l’unique peine la plus sévère celle de cinq de servitude pénale principale et au payement de 150.000 Franc congolais des frais d’instances, rapporte le prononcé du jugement fait par Major Penielle Bokolongo Pongo, Présidente du Tribunal de Garnison de Matadi.

Le tribunal lui requiert également trois mois de contraintes par corps à défaut de paiement dans le délai légal et confirme sa détention. Son arme Galilée n°7478277 sera restituée à la police nationale congolaise.

Me Balthazar Mavambu Ngoma, avocat près la Cour d’appel du Kongo central, membre du collectif des avocats du prévenu, a promis d’aller en appel.

« Lorsqu’une décision judiciaire est tombée, e, il revient de droit à la partie qui se sent lésée de pouvoir attaquer cette décision parce que dans notre droit il y a ce qu’on appelle le principe de double intérêt de juridiction, c’est la possibilité qu’on a laissée à chaque justiciable de pouvoir voir à ce que sa cause soit examinée en deux degrés : au premier et au second degré. Donc, on va être en contact avec le prévenu s’il estime qu’il y a lieu pour lui d’exercer le recours, ce qu’on appelle l’appel dans le délai, on va le faire. Pour nous, il faut attaquer ce jugement », a-t-il indiqué.

Le maire de la ville dont le policier assurait la sécurité a comparu au cours du procès en tant que renseignant. Il a affirmé n’avoir pas donné à l’agent l’ordre de tirer. Ce que ce dernier a confirmé à son tour.

Le policier André Mapatikala avait ouvert le feu pour disperser la manifestation des élèves des écoles publiques aux abords du Collège Ntetembwa, une école catholique proche de la Mairie et de la résidence du Maire.

L’audience foraine débutée le lendemain des faits, soit le mardi 08 octobre, n’a duré que trois jours. Plus d’une personne a salué la célérité de la procédure de la procédure de flagrance du Tribunal de garnison militaire de Matadi.

Reagan Nsiese

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