Les enseignants du Kongo Central s’impatientent face au retard de la mise en place d’une mutuelle de santé dans la province. Bertile Nzunza, président provincial du syndicat Force des Enseignants Solidaires et Agissants du Congo (FESAC), lance un appel aux autorités pour accélérer ce processus.
Dans une déclaration faite ce lundi à Kongo Média, il a souligné que depuis le mois de février de l’année en cours, une somme de 5000 francs congolais est déjà prélevée sur le salaire des enseignants pour financer l’implantation de la MESP dans la province. Pourtant, cette dernière n’est toujours pas opérationnelleet n’y voit aucun signe de son implantation.
Le président de la FESAC rappelle que ces prélèvements ont été décidés lors des assises de Mbuela Lodge à Kisantu et qu’ils doivent permettre aux enseignants d’accéder à des soins médicaux sans devoir se déplacer jusqu’à Kinshasa.
« Les enseignants du Kongo Central contribuent déjà à la MESP, mais la couverture de cette mutuelle dans le pays reste faible, autour de 28 %. Il est temps d’accélérer les démarches pour qu’ils puissent enfin bénéficier des soins de santé dans leur province », a-t-il déclaré.
Il a fait savoir que « face à cette situation, les enseignants demandent des actions concrètes pour que leur mutuelle voie enfin le jour », dit-il, avant d’ajouter que, « pour les enseignants, il est urgent que les fonds prélevés servent réellement à améliorer leur prise en charge médicale. »
Pour rappel, la MESP RDC est une mutuelle agréée : une société d’assurance maladie obligatoire de type corporatif, regroupant en son sein tous les enseignants du secteur public de la RDC.