L’audience publique des présumés bandits urbains, communément appelés “Kulunas”, accusés d’avoir commis des actes de banditisme dans la ville portuaire de Matadi, s’est ouverte ce lundi au terrain Damar. Organisé par le tribunal de garnison militaire de Matadi, ce procès en flagrance concerne 64 prévenus, dont 4 femmes, un militaire de grade adjudant-chef, un policier de la GMI et 12 mineurs, dont un ressortissant angolais.

Dès l’ouverture de l’audience, le président du tribunal, Joël Dikoko, a procédé à l’identification des accusés devant un large public et en présence de plusieurs autorités, dont le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Constant Mutamba Ntungunga, le gouverneur du Kongo Central, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, et le président de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, Papy Mantezolo Diantezua.
La tenue de ce procès intervient alors que l’insécurité bat son plein à Matadi, où plusieurs actes criminels ont été attribués aux “Kulunas”. Ces derniers sont accusés de vols à l’aide d’armes à feu et de machettes, d’agressions physiques, de destructions de biens et d’autres infractions graves ayant semé la terreur au sein de la population.

Alors que le procès se poursuivait en soirée, l’audience a été brusquement suspendue vers 22h15 après qu’un juge siégeant a été victime d’un malaise. Le tribunal a annoncé que la reprise de l’audience était fixée à ce mardi à 9 heures.
Ce procès suscite un vif intérêt au sein de la population en raison du nombre élevé de prévenus et de la présence parmi eux de membres des forces de l’ordre. Les attentes sont grandes quant à l’issue du procès. La phase d’instruction se poursuivra mardi avant les décisions qui seront rendues par le tribunal dans cette affaire de la lutte contre l’insécurité en République démocratique du Congo.