Lors de cette marche, on a noté la présence de la Première Ministre Judith Suminwa aux côtés des femmes de toutes tendances confondues. Le cortège est parti de la Gare centrale, empruntant le boulevard du 30 Juin d’un pas déterminé, afin de dire stop aux violences, aux assassinats et aux autres atrocités commises par l’agresseur rwandais et ses supplétifs de la coalition M23/AFC au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Dans un élan de solidarité envers les FARDC et les victimes de cette guerre économique injuste qui mine le pays, jeunes filles, mères et grand-mères ont bravé la fatigue et la soif jusqu’à l’Athénée de la Gombe, point de chute de cette marche pacifique du Réseau des Femmes Solidaires Internationales.
Pour contextualiser le sens de leur initiative, Lina Pembe, présidente du Réseau des Femmes Solidaires Internationales, a remercié l’épouse du Chef de l’État, Denise Nyakeru, marraine de cette action, ainsi que la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, pour son implication personnelle dans la réussite de cette marche.
“Nous avons marché avec la Première Ministre pour réclamer la paix dans notre pays. Elle a soutenu notre action parce qu’elle est aussi une mère. Les mamans donnent la vie. Et aujourd’hui, elles pleurent leurs enfants et maris tués par l’ennemi. À l’Est, le nombre d’orphelins augmente. Il faut que cela cesse ! C’est pourquoi, nous aussi, à Kinshasa, en solidarité avec les femmes de l’Est qui souffrent, nous nous levons pour faire entendre notre voix ici et à l’étranger. Notre démarche est constitutionnelle.”, a déclaré Lina Pembe.
Encouragée par la Première Ministre, elle a ensuite décliné le contenu de leur mémorandum, appelant notamment à un cessez-le-feu immédiat dans l’Est du pays, au retrait des troupes rebelles des zones occupées illégalement et à une implication réelle de la communauté internationale pour mettre fin à ces atrocités.

Après la réception du mémo, la Cheffe du Gouvernement a, dans un cri poignant, dénoncé les exactions commises par les ennemis internes et externes, responsables du pillage des ressources naturelles du pays.
“Chaque pays a ses problèmes, mais nous ne pouvons pas tolérer que l’ennemi occupe notre territoire illégalement et tue nos enfants, sous prétexte que, lorsqu’il était en difficulté, nous l’avons accueilli sur notre sol, en raison de notre hospitalité légendaire. C’est pourquoi nous exprimons notre ras-le-bol. Nous sommes fatigués de compter les morts, de voir les jeunes filles et mamans violées. Nous dénonçons les assassinats et nous sommes fatigués de voir les FARDC et les Wazalendo se battre seuls pour protéger notre pays. Nous disons : ça suffit !”, s’est exclamée la Patronne de l’Exécutif central.
Dans une approche pédagogique, elle a expliqué à la foule que pour combattre l’ennemi, un budget important est alloué à la défense de la patrie. Sans le retour de la paix, le développement du pays est compromis.
“Nous voulons une seule chose : la paix dans notre pays. Car le Chef de l’État et le Gouvernement veulent poursuivre le programme de développement élaboré, et cela n’est possible qu’avec la paix.”, a insisté la Cheffe du Gouvernement.
Et d’ajouter :
“Pour parvenir à cette paix tant souhaitée, le Gouvernement travaille sur plusieurs fronts : militaire, diplomatique et médiatique. Aujourd’hui, nous lançons un appel à un front populaire. Chaque Congolais doit faire preuve de vigilance pour dénoncer les ennemis ou traîtres de la RDC.”
Elle a également lancé un appel à l’unité et à la cohésion nationale, essentielles pour protéger le seul pays que Dieu a donné aux Congolais, avant de remercier les organisatrices de cette marche pacifique en faveur de la paix en RDC.




Devant les femmes réunies pour l’occasion, la Première Ministre Judith Suminwa a affirmé que l’Exécutif central multiplie les efforts pour soutenir l’effort de guerre. Elle a également révélé que, depuis ce mois de mars, les militaires et policiers perçoivent le double de leur solde, preuve du niveau d’engagement de son Gouvernement et du Chef de l’État, qui actionne tous les leviers pour améliorer les conditions de vie de ceux qui combattent sous le drapeau afin de repousser hors des frontières l’armée rwandaise et ses pantins du M23/AFC.