Parmi les symboles les plus frappants de son style de gouvernance figure son escorte réduite à seulement deux véhicules, une marque de simplicité qui tranche avec les pratiques habituelles de ses prédécesseurs. Mais au-delà des symboles, Judith Suminwa prend des décisions significatives, notamment l’augmentation des soldes des militaires et policiers, une mesure saluée par de nombreux Congolais.
“Depuis la création de la Primature, aucun Premier ministre n’a posé un acte aussi fort en faveur de nos forces de sécurité”, témoigne un citoyen sous anonymat. “Cela lui attire des jalousies, mais ses actions parlent pour elle.” Toutefois, si cette réforme est perçue comme une avancée sociale, elle ne manque pas d’alimenter les tensions politiques, certains voyant en elle un bouleversement des équilibres établis.
Alors qu’elle poursuit son mandat avec détermination, les politiciens en mal de positionnement cherchent à saper ces efforts de la première Ministre. Connue pour son dynamisme et son sens humaniste, ces politiciens qui aspirent à remplacer Judith Suminwa veulent polémiquer sur l’affaire survenue mardi concernant un policier impliqué dans un acte grave, remis aux autorités judiciaires le jour même avant de succomber à ses blessures le samedi suivant.
“Toutes ces personnes qui aspirent à la remplacer cherchent à instrumentaliser un drame qu’elle ne connaissait même pas. Si j’avais un conseil à lui donner, ce serait celui-ci : Maman la Première ministre, ne protégez personne. Que chacun réponde de ses actes”, affirme un observateur. Il souligne également l’importance d’un procès public pour faire de cette affaire un exemple et éviter toute forme d’impunité.
Dans un contexte où la République Démocratique du Congo dénonce les exactions perpétrées contre ses citoyens à l’Est du pays, tolérer de telles pratiques sur son propre territoire reviendrait à une contradiction inacceptable.
“On ne peut pas dénoncer les tortures infligées à nos frères à l’Est par des militaires rwandais, tout en tolérant les mêmes pratiques dans cette partie du pays”, insiste ce meme observateur.
En attendant les suites judiciaires de cette affaire, la Première ministre se retrouve face à un dilemme politique : maintenir son engagement en faveur de la justice et de la transparence, tout en gérant les manœuvres de ceux qui cherchent à l’affaiblir.
Le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a donné injonction, selon un communiqué, à l’Auditeur Supérieur de la Gombe d’appréhender, d’engager des poursuites en flagrance contre les auteurs de ces faits barbares, afin qu’ils subissent la rigueur de la loi.