Chaque trajet sur cet axe se transforme en parcours du combattant. Les nids-de-poule deviennent des pièges imprévisibles, et les motocyclistes risquent leur vie à chaque virage. Le tronçon capot bleu – mission catholique, symbole d’un abandon aux conséquences dramatiques, menace la sécurité des populations et paralyse l’économie.
L’état de cette route, qui relie la Route nationale nº16, est catastrophique. Trous béants, érosions accélérées et absence totale d’entretien caractérisent ce trajet. Motocyclistes et conducteurs de grors véhicules sont contraints à des manœuvres périlleuses pour éviter les accidents.
Les chefs d’établissement déplorent l’état dégradé de la route, tout comme les parents, inquiets pour leurs enfants scolarisés à la mission catholique. Les chauffeurs de taxi, quant à eux, dénoncent des frais de réparation exorbitants pour leurs véhicules.
À ces défis s’ajoute un enjeu majeur. La mission catholique, cœur spirituel et éducatif de la région, risque l’isolement en raison de la détérioration de la route.
L’accès à l’hôpital Saint-Luc de Kisantu, principale structure médicale de la zone, est compromis. Des retards dans la prise en charge des urgences sont régulièrement enregistrés, mettant en danger des vies.
La RN16, via la route capot bleu – mission catholique, joue un rôle stratégique. Elle relie les agglomérations (Gare-Nkandu, Kikonka-Nkandu, Nkandu-Kintanu) et constitue un axe commercial majeur.
Le mauvais état de la route entraîne une hausse des prix des marchandises due aux difficultés de transport, ainsi qu’un risque d’isolement pour les commerçants.
Face à l’aggravation de la situation pendant la saison des pluies, les habitants lancent un cri d’alarme. « Cette route est une honte nationale. On se sent abandonnés par l’État. Mes marchandises arrivent abîmés à cause des secousses. Je perds des clients chaque jour. », regrette un usager.
Un conducteur de taxi de moto se plaint egalement. « On transporte des femmes enceintes sur cette route. C’est comme jouer à la roulette russe », déplore t-il.
Soulignons que la route Capot-Bleu-Mission Catholique n’est pas qu’un problème d’infrastructure, c’est surtout une question de dignité humaine. Alors que la saison des pluies aggrave chaque jour la situation, les habitants d’Inkisi lancent un cri d’alarme. Entre indifférence des décideurs et résilience populaire, cette route incarne le combat d’une communauté pour sa survie.