Interpellé par des paysans alertés par des cris, l’agresseur a été conduit au sous-commissariat de police de Luidi. Cependant, l’inquiétude grandit au sein de la communauté, car il s’agirait d’un récidiviste.
Selon des témoignages concordants, ce même individu aurait commis un viol il y a quelques années avant de s’enfuir vers l’Angola grâce à des complicités au sein de la police.
En théorie, la loi congolaise réprime sévèrement les violences sexuelles. Pourtant, sur le terrain, les auteurs de ces crimes bénéficient souvent d’une impunité scandaleuse. Les témoins dénoncent une véritable « économie » autour des viols, où certains OPJ, magistrats et juges monnayeraient la libération des suspects.
Cette impunité systémique encourage la multiplication des agressions, particulièrement dans les milieux reculés. Les arrangements à l’amiable et la complaisance des autorités locales perpétuent un climat d’insécurité pour les femmes et les enfants.
La population exige désormais des mesures concrètes pour mettre fin à ce cycle de violences. Reste à savoir si les responsables politiques et judiciaires prendront leurs responsabilités.