Présent à la messe pour la paix et le développement des peuples, célébrée le samedi 3 janvier à la cathédrale Notre-Dame des Sept Douleurs de Kisantu en mémoire des martyrs de l’indépendance, le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo a appelé à la reconnaissance, à la mémoire et à l’unité autour de l’héritage des pères de la liberté. Préparée par Monseigneur Jean-Crispin Kimbeni Ki Kanda, évêque de Kisantu, cette célébration eucharistique s’inscrivait dans la commémoration des martyrs de l’indépendance de la RDC, dont une grande partie était originaire du district de Lukaya.
Le gouverneur Grâce Bilolo a souligné que le sang versé par ces martyrs ne doit en aucun cas être une source de tristesse paralysante, mais plutôt raviver l’espoir d’un Congo plus beau qu’avant. Il a invité la population à accorder à la date du 4 janvier une importance sacrée et un engagement renouvelé.
« Le sang de nos martyrs, loin de nous offusquer, doit nous donner un regain d’espoir d’un Congo plus beau qu’avant. Avant toute chose, je voudrais inviter chacun de nous à faire du 4 janvier une date qui nous concerne au plus haut niveau. En effet, qui ignore que la plupart, sinon tous les martyrs de l’indépendance de notre cher et beau pays, furent des originaires de cette partie de la République, la province du Kongo Central et singulièrement de la Lukaya ? », a déclaré le chef de l’exécutif provincial.
Il a poursuivi en rappelant le rôle historique de la province. « C’est donc à juste titre que la province du Kongo Central, berceau de l’éducation, est également le berceau des martyrs de l’indépendance. Point n’est besoin de rappeler que c’est le nom du peuple Kongo qui a été donné au pays, à la monnaie et au majestueux fleuve. »
« Une âme d’État et non des états d’âme »
Citant un penseur congolais, Grâce Bilolo a insisté sur la nécessité d’une éthique de gestion rigoureuse. « Il nous faut une âme d’État et non des états d’âme ». Il a appelé les gestionnaires de la chose publique à se débarrasser des sentiments personnels susceptibles de dresser des barrières entre les Congolais et de freiner le progrès social et culturel.
Pour le gouverneur, honorer le sacrifice suprême exige l’émergence de compatriotes dévoués exclusivement à l’intérêt général. Il a rappelé que sans l’unité et la solidarité incarnées par les martyrs, la nation n’aurait jamais accédé à la souveraineté. Pour illustrer son propos, il a cité Antoine de Saint-Exupéry. « Seuls sont frères les hommes qui collaborent. »
Avant de clore son intervention, le gouverneur de province a adressé ses vifs remerciements à l’Évêque de Kisantu pour cette initiative qu’il qualifie de spirituelle, sociale et culturelle, capable de réunir toutes les forces vives autour d’une même table. Il a conclu en rendant hommage à la vision du sommet de l’État. « Une telle cérémonie n’aurait jamais lieu sans la sécurité et la stabilité voulues par le Président de la République, Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. »_




